ENDOSSEUR DE PRÊTS : ATTENTION !

Un parent ou une connaissance vous demande d’être endosseur pour un prêt qu’il ou qu’elle veut contracter.

Difficile de dire non me direz-vous d’autant plus que cette personne vous a rendu service à plusieurs reprises par le passé, qu’elle a un bon travail et que jamais elle ne vous mettrait dans le trouble en ne respectant pas ses engagements.

La première chose qui devrait vous inquiéter, est le fait que l’institution bancaire refuse de lui accorder ce prêt sans endosseur. Cela signifie qu’il y a peut-être un problème que vous n’êtes pas en mesure d’analyser. Une situation financière fragile dûe à un emploi trop récent, trop de dettes, manque de revenus ?

D’après notre expérience nous avons constaté que beaucoup de gens ne sont pas conscients de leur réalité financière et ne réalisent pas qu’un prêt n’est peut-être pas la solution qu’ils devraient envisager pour se sortir de leur mauvaise situation.

Sachez que même avec les meilleures intentions du monde, personne ne peut affirmer avec certitude qu’il n’arrivera jamais rien qui puisse mettre en danger les termes d’un contrat signé de bonne foi. La perte d’un emploi, un problème de santé ne peuvent pas toujours être prévus.

Si l’emprunteur ne rembourse pas, l’institution financière exigera de l’endosseur qu’il respecte les termes mensuels du prêt pour lequel il a signé. De quoi mettre à l’épreuve une solide amitié ! Alors réfléchissez-y deux fois avant d’accepter de dépanner un ami ou de demander à quelqu’un de signer et endosser votre emprunt.

L’ équipe du Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est
www.servicebudgetaire.com

LES JEUNES ADULTES QUÉBÉCOIS ET LE CRÉDIT

Dans une société où les consommateurs sont plus endettés que jamais, quelle est la situation des jeunes ? C’est ce qu’ont voulu savoir Marie J. Lachance, Pierre Beaudouin et Jean Robitaille, professeurs en sciences de la consommation au département d’économie agroalimentaire des sciences de la consommation à l’Université Laval. À cette fin, les chercheurs ont mené une étude visant à évaluer principalement l’endettement des jeunes adultes québécois, leurs connaissances et leurs attitudes face au crédit. Cette étude a été financée par la Fondation Claude-Masse. Voici quelques faits saillants tirés des résultats de cette étude.

L’échantillon

  • Quelque 980 jeunes francophones de 18 à 29 ans (âge moyen de 24,1 ans) ont répondu à un sondage téléphonique réalisé en juin 2004. Ces jeunes présentaient un nombre moyen d’années de scolarité de 14,2 ans et plus de la moitié d’entre eux (55,7 %) étaient des femmes. Près de 90 % n’avaient aucun enfant à charge.
  • En 2003, la grande majorité des personnes interrogées soit avait, comme seule occupation, le travail à temps complet 36,6 %) ou les études à temps complet (16,2 %), soit cumulait les deux occupations selon des proportions variables (36,5 %).
  • Enfin, un peu plus de 95 % des personnes interrogées ont déclaré un revenu pour 2003 ; en moyenne ce revenu s’élevait à 20 980 $ et celui du ménage à 29 643 $.

Les dettes

  • Plus de trois personnes interrogées sur quatre (76 %) ont une dette s’élevant en moyenne à 17 705 $ (incluant les prêts hypothécaire et étudiant). Les personnes endettées interrogées cumulent en moyenne 2,2 dettes différentes. Leur dette à la consommation s’élève en moyenne à 5 814 $.
  • Le ratio d’endettement à la consommation (endettement à la consommation / revenu personnel) pour les sujets ayant un revenu de plus de 5000 $ varie entre 0,21 et 0,46. Ce ratio décroît à mesure que le revenu s’élève. La dette à la consommation la plus importante est la dette sur marge de crédit avec 25% des jeunes endettés déclarant un montant moyen de 4220 $.
  • Par ailleurs, près de 75 % des personnes interrogées détiennent au moins une carte de crédit avec une moyenne de 1,9 carte par détenteur et 37 % disposent d’une marge de crédit.

Les connaissances de base en matière de crédit

  • L’ensemble du groupe a obtenu une note moyenne de 49,6 % en répondant à neuf questions portant sur des connaissances de base en matière de crédit. Par exemple, plus de 42 % ignorent que, lorsqu’on utilise une carte de crédit pour obtenir une avance de fonds, des intérêts sont automatiquement chargés à partir du jour du retrait. Enfin, environ 46 % ignorent que des frais d’intérêt sont facturés lorsqu’on paye le montant minimum dû sur le relevé mensuel d’une carte de crédit avant la date d’échéance. De plus, près de 30 % des personnes interrogées ayant une marge de crédit ou au moins une carte de crédit ignorent le taux d’intérêt annuel demandé.

L’attitude face au crédit et à l’endettement

  • Les avis sont partagés. Près d’une personne interrogée sur deux (48,9 %) croit qu’il est normal d’avoir des dettes et, dans une moindre proportion (41,8 %), qu’il ne faut pas avoir peur d’utiliser le crédit. Un peu moins de 4 personnes sur 10 estiment d’ailleurs qu’il y a plus d’avantages que d’inconvénients à utiliser le crédit. En revanche, 36,8 % trouvent que le crédit est synonyme de problèmes et 43 % ne pensent pas que l’utilisation du crédit soit une nécessité. Un aspect fait davantage l’unanimité : 84 % ne croit pas que, grâce au crédit, il ne sert à rien d’économiser pour acheter des biens ou des services.

Les pratiques et perceptions

  • Près de trois personnes interrogées sur dix estiment que la possession d’une carte de crédit les incite à dépenser davantage. D’ailleurs, respectivement 22,4 % et 14,4 % déclarent utiliser le plus souvent possible leur(s) carte(s) de crédit bancaire(s), ou encore leur(s) carte(s) de magasin(s) ou de pétrolière(s). Près de 69 % affirment payer toujours le solde entier de leur(s) carte(s) de crédit avant l’échéance. Par ailleurs, une personne interrogée sur deux se perçoit comme très compétente en matière de finances personnelles, alors que une sur cinq estime le contraire. Enfin, 41,1 % d’entre elles sont d’avis que les personnes de leur âge sont peu compétentes en matière de finances personnelles.

Apprentissages

  • La source d’apprentissage principale en matière de finances personnelles la plus fréquemment rapportée est la famille (37,8 % des personnes interrogées), suivie par l’expérience personnelle (25,4 %) et les cours suivis à l’école ou ailleurs (13,1 %).

LE CRÉDIT : EN CONNAÎTRE TOUS LES DANGERS POUR BIEN SE PROTÉGER

Vivre sans jamais emprunter n’est pas toujours possible. Il est donc important de savoir comment utiliser judicieusement le crédit, histoire de toujours garder le contrôle sur ses finances personnelles. Et de ne jamais avoir à mettre de côté des projets auxquels on tient, seulement pour rembourser des dettes. Voici quelques informations qui vous permettront d’avoir accès au crédit sans vous faire avoir.

Quand emprunter ?

Le crédit peut être utile dans certaines situations : l’achat d’une maison, d’une voiture, ou d’un bien dont on a vraiment besoin (un réfrigérateur, par exemple). En revanche, il faut éviter d’utiliser le crédit pour régler ses dépenses courantes ou se procurer des articles de luxe. En agissant de la sorte, on risquerait de s’endetter outre mesure, et de ne pas pouvoir rembourser ses dettes dans un délai raisonnable.

Les questions à se poser

Vous avez l’intention de contracter un emprunt ? Demandez-vous si vous en avez les moyens. Selon certaines institutions financières, en omettant le prêt hypothécaire, on ne devrait pas utiliser plus de 32 % de son revenu brut pour rembourser ses dettes. Les associations de consommateurs trouvent cette proportion beaucoup trop élevée et conseillent de ne pas s’y fier. Avant de contracter un emprunt, regardez froidement votre capacité de le rembourser en tenant compte de votre situation familiale et de votre mode de vie. Ainsi, vous éviterez que le crédit ne finisse par avoir un impact considérable sur votre vie ou celle de votre famille.

Quel type de crédit choisir ?

Les personnes qui désirent obtenir un emprunt se trouvent devant une foule de produits de crédit plus alléchants les uns que les autres, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients. Ainsi, la carte de crédit peut être utile et peu chère à condition qu’on en rembourse chaque mois le solde en entier. Vous ne pouvez pas le faire ? Oubliez ce mode de crédit, car les taux d’intérêt y sont généralement élevés, voire très élevés (jusqu’à 18,9 %, parfois même plus pour les cartes émises par les institutions financières, et de 24 % à 28,8 % pour les cartes émises par les grands magasins et les compagnies pétrolières). À noter : pour savoir combien vous coûtera une carte de crédit donnée, utilisez le Calculateur des coûts des cartes de crédit que vous trouverez sur le site Web d’Industrie Canada.

Parmi les autres modes de crédit, il y a les marges de crédit et les prêts personnels. Les premières peuvent être remboursées en tout temps, mais comme on y a accès via son compte de banque et qu’il n’y a pas de somme minimale à payer chaque mois, il est facile de croire que cet argent est le sien et de s’endetter plus qu’on ne le voudrait. Les seconds sont remboursés par le biais de versements égaux effectués durant une période prédéterminée. Ils existent sous différentes formes ; il est donc conseillé de bien magasiner avant de faire son choix.

Enfin, il existe sur le marché de nombreuses formules de vente permettant au client d’acheter maintenant et de payer plus tard. Certaines d’entre elles peuvent être avantageuses à condition d’y avoir recours pour se procurer des biens dont on a vraiment besoin et de rembourser la totalité de la somme empruntée dans le délai prescrit. Ces formules peuvent coûter cher en frais et en intérêt à ceux qui n’y parviendraient pas. Si, après avoir fait votre bilan, vous vous rendez compte que c’est votre cas, demandez-vous si vous pouvez attendre pour acheter ce bien, ou tournez-vous vers des articles usagés ; sans doute pourrez-vous ainsi payer moins cher.

Un mode de crédit vous semble particulièrement avantageux ? Négociez d’abord le prix du bien comme si vous aviez l’intention de le payer comptant. Si on accepte de baisser le prix, c’est sans doute qu’il était gonflé. Voilà une information dont il faut tenir compte.

Avant de signer quoi que ce soit, renseignez-vous et lisez le contrat qu’on vous propose. Enfin, pour choisir le type de crédit le plus avantageux pour vous, demandez-vous combien vous aura coûté le bien que vous achèterez à crédit lorsque vous l’aurez payé en entier. Et assurez-vous de pouvoir rembourser votre emprunt dans un délai raisonnable.

Prudence

On ne saurait trop le dire, quel que soit l’emprunt que l’on contracte, il faut agir avec prudence. Pour ce faire, empruntez seulement la somme dont vous avez vraiment besoin, et remboursez le plus rapidement possible. Ce n’est qu’à cette condition que vous bénéficierez du crédit, sans jamais vous en mordre les doigts. Peut-être ne le savez-vous pas, mais si, un jour, vous avez du mal à rembourser vos dettes, sans doute cela aura-t-il un impact sur votre qualité de vie. Le mieux est de ne jamais se rendre là.

CARTES DE CRÉDIT : DES TAUX D’INTÉRÊT QUI PEUVENT FAIRE MAL

Vous les trouvez pratiques, les cartes de crédit ? Elles ont en effet certains avantages. Mais gare à celui qui n’en paie pas le solde en entier dans le délai prescrit…

Il faut l’avouer, les cartes de crédit sont utiles. D’abord, elles permettent d’effectuer des achats partout, jusqu’à une certaine limite préétablie. Elles facilitent les achats sur Internet et la location de voiture. Des avantages y sont parfois associés. En cas de vol, la responsabilité du consommateur est limitée à 50 $. Et si on paie chaque mois le solde en entier, on n’a pas un sou d’intérêt à payer. Mais elles ont aussi un inconvénient, et il est de taille : à ceux qui ne paient pas leur solde en entier chaque mois, ou qui empruntent de l’argent en effectuant des avances de fonds sur leur carte de crédit, elles coûtent cher, très cher.

Au sujet du taux d’intérêt

D’abord, c’est le taux d’intérêt des cartes de crédit qui cause problème. Au moment d’écrire ces lignes, il allait jusqu’à 18,9 % (parfois même plus) pour les cartes émises par les institutions financières, et de 24 % à 28,8 % pour les cartes émises par les grands magasins et les compagnies pétrolières. C’est énorme. D’autant que le taux directeur de la Banque du Canada, lui, a rarement été aussi bas.

Des rabais illusoires

Vous croyez que les cartes à taux réduit peuvent être une bonne solution ? Cela est possible si vous avez un solde impayé que vous n’arriverez pas à rembourser avant plusieurs mois. Pour évaluer votre situation, tenez compte du solde que vous avez à payer, du temps que vous mettrez à le rembourser en entier, et des frais à payer pour l’obtention d’une telle carte. Vous voulez plutôt bénéficier d’une nouvelle carte dont le taux d’intérêt de lancement est peu élevé ? Vérifiez pendant combien de temps vous bénéficierez de ce taux réduit, et demandez-vous ce qui se produira lorsque le délai sera écoulé. Demandez-vous également si le fait d’avoir en main cette nouvelle carte ne vous amènera pas à dépenser davantage.

Des cadeaux empoisonnés

Juste avant les Fêtes, peut-être l’entreprise émettrice de votre carte de crédit vous a-t-elle offert de ne pas effectuer votre paiement minimum. Peut-être aussi vous a-t-elle proposé de hausser votre limite de crédit, histoire de vous permettre d’acheter tout ce qui vous tente… ou presque. Il s’agit évidemment de cadeaux empoisonnés. Ne l’oubliez pas : des frais d’intérêt seront demandés sur le paiement que vous n’aurez pas effectué. Et si vous dépensez plus que vous n’en avez les moyens, peut-être ne parviendrez-vous pas à rembourser tout votre solde en janvier. Finalement, ce n’est pas vous qui tirerez avantage de la situation, mais bien l’entreprise émettrice de votre carte de crédit, en empochant les intérêts.

Un manque criant d’information

Les consommateurs sont-ils au courant de tout cela ? Selon un sondage Léger Marketing / Presse canadienne réalisé en 2001 et intitulé « Les Canadiens et les cartes de crédit », ils sont au contraire fort mal informés, puisque quatre détenteurs de carte(s) de crédit sur dix ignorent même le taux d’intérêt qu’ils paient. Les résultats préliminaires d’une étude réalisée en 2004 par des chercheurs de l’Université Laval auprès de jeunes de 18 à 29 ans vont dans le même sens. Ainsi, 45,3 % des jeunes ignorent que, s’ils ne paient que le minimum indiqué sur le relevé de leur carte de crédit, des frais d’intérêt leur seront facturés. Et 42,6 % d’entre eux ignorent que, lorsqu’ils utilisent leur carte de crédit pour obtenir une avance de fonds, des intérêts leur sont demandés à compter du jour du retrait.

Pour conclure

Il faut bien se l’avouer, en fin de compte, il n’y a que les institutions financières et les entreprises qui tirent vraiment profit de l’utilisation des cartes de crédit par les consommateurs. Les chiffres ont d’ailleurs de quoi surprendre. Selon l’Association des banquiers canadiens, en 2003, il y avait un solde impayé sur 22,2 millions des 50,4 millions de cartes Visa et MasterCard en circulation. Et ces soldes impayés totalisaient la somme de 49,8 milliards de dollars. Voilà qui illustre bien pourquoi les associations de consommateurs invitent les gens à la prudence lors de l’utilisation de leur carte de crédit.

QU’EST-CE QUE LE CRÉDIT COÛTEUX ?

Connaissez-vous le crédit coûteux ? Ces formes de crédit sont marginales, utilisées uniquement par des personnes ayant de mauvais dossiers de crédit ou encore sont particulières à la région montréalaise croyez-vous. Eh bien, détrompez-vous car vous êtes peut-être un utilisateur sans en être tout à fait conscient. Possédez-vous une carte de crédit de magasin ? Avez-vous déjà fait affaire avec une compagnie de finance ? Avec un encaisseur de chèques ? Avez-vous déjà ‘’loué pour acheter’’ ? Si oui, vous avez utilisé le crédit coûteux.

On considère ces formes de crédit comme étant coûteuses car leur taux d’intérêt est très élevé en comparaison avec les produits des caisses et des banques qui ont des taux d’intérêt moyen de 12%. Ainsi les cartes de crédit de magasin ont un taux d’intérêt de 28,8 % alors que les prêts des compagnies de finance ont souvent un intérêt de 35 %. Ainsi 100 $ empruntés dans une caisse ou une banque vous coûtera 12 $ d’intérêt, une facture de 100 $ avec une carte de crédit de magasin coûtera presque 29 $ d’intérêt et un prêt d’une compagnie de finance coûtera 35 $ d’intérêt. Du simple au triple.

Est-ce que c’est légal ? Oui, au Canada la limite légale pour un taux d’intérêt est de 60%. On constate toutefois que cette loi n’est pas appliquée. Cependant la loi québécoise considère qu’un taux de plus de 35 % est usuraire.

Toutes ces formes de crédit peuvent sembler pratiques et simples. Cependant, il est important d’y regarder de plus près avant de prendre une décision car il est tentant de tomber dans les pièges du crédit facile. Vérifiez le taux d’intérêt et les autres frais qui peuvent s’y ajouter (assurances, frais de gestion, pénalités). Évaluez toutes les options avant de contracter un prêt de crédit coûteux.

LES ALTERNATIVES AU CRÉDIT COÛTEUX

Vous possédez des cartes crédit de magasin, vous avez acheté des meubles avec la formule « Achetez maintenant payez plus tard ». Vous avez un prêt à 35% d’intérêt d’une compagnie de finance. Si vos tracas financiers vous causent des problèmes, il est temps de réagir.

Tout d’abord, il est important de prendre conscience de ses habitudes de consommation. Par la suite, vous pourrez dresser votre budget, c’est-à-dire, vos dépenses en fonction de vos revenus.

Avant de contracter un prêt, il est important d’évaluer votre capacité réelle de paiement. Informez-vous, comparez les différents produits sur le marché et calculez le coût réel de votre emprunt en y ajoutant les frais d’administration, les pénalités et les assurances.

Le coût d’un prêt peut varier considérablement selon l’institution prêteuse.

Prêt de 1000$ remboursé sur 12 paiements, selon différents types de crédit utilisés.
Prêt personnel d’une caisse ou banque Marge de crédit Carte de crédit Carte de crédit de magasin Compagnie de finance
Taux d’intérêt 8,75% 11,5% 18,5% 28,8% 35%
Intérêts payés 48,08$ 62,41$ 102$ 162,58$ 199,57$
COÛT TOTAL 1048,08$ 1062,41$ 1102,92$ 1162,58$ 1199,57$
Paiement mensuel 87,34$ 90$ 92 $ 97$ 100$

Sources : calculatrice « cout d’emprunt » du bureau de la consommation du canada pour la marge de crédit, la carte de crédit et la carte de magasin. Firme comptable pour les prêts personnels et les prêts de compagnie de finance.

ACHETER À CRÉDIT N’EST PAS GRATUIT

Jamais la sollicitation au crédit n’a été aussi présente. Les offres « 36 versements sans intérêt », « Payez seulement dans 12 mois » ou « Nouvelle chance au crédit » nous laissent croire que le crédit est gratuit et sans conséquence. Pourtant, il n’en est rien. Plus on achète à crédit, plus on hypothèque son budget et sa liberté d’action. On risque aussi de se retrouver dans une situation financière difficile.

D’ailleurs les statistiques démontrent bien que les ménages canadiens sont plus endettés que jamais. Le crédit à la consommation des ménages a augmenté de 29,3% depuis 2000 au Canada. En 2005, celui-ci augmentait deux fois plus rapidement que les revenus moyens des ménages. En fait, les ménages au pays sont endettés comme jamais.

Comment éviter de se retrouver dans une telle situation ? Il faut d’abord faire son budget, c’est-à-dire évaluer ses revenus et ses dépenses mensuelles. En faisant cet exercice, on peut ainsi connaître notre marge de manœuvre financière. Vous arrivez déjà en déficit ? Il faudra alors couper dans vos dépenses pour rééquilibrer votre budget.

Une seule carte de crédit devrait suffire pour combler les besoins courants à condition de payer son solde à chaque mois et d’ainsi éviter les frais d’intérêt. Exceptionnellement, elle pourrait servir à payer des achats importants ou à faire face aux imprévus.

Parlons maintenant de l’achat à crédit. Est-ce la seule solution possible ? Ai-je vraiment besoin de ce bien ? Puis-je attendre à plus tard, le temps d’économiser pour cet achat ? Est-il possible de l’acheter usagé ? Si vous optez pour l’achat à crédit, prenez le temps de lire attentivement les conditions inscrites dans votre contrat, tels les modalités de paiement, la durée du contrat et les montants à débourser en intérêt s’il y a lieu. Notez toutefois qu’en payant comptant, il est parfois possible d’obtenir certains rabais auprès du marchand.

Enfin, la meilleure solution pour éviter le surendettement est tout simplement de dire « Non, merci ! » à la sollicitation. Des paiements sans intérêt ? Une nouvelle carte de crédit à taux réduit ? Ce sont là des incitatifs à l’endettement. Il faut voir clair dans le jeu des émetteurs de crédit.

Si vous vous trouvez déjà en mauvaise situation financière à cause de vos dettes, vous auriez avantage à consulter l’une des nombreuses associations de consommateurs du Québec.

LA TENTATION DU CRÉDIT

« Achetez maintenant, payez plus tard », « Payez en 36 versements égaux, sans intérêt », « Zéro comptant », « Aucun crédit refusé ». Différents types de crédit sont disponibles mais tous n’ont pas le même taux d’intérêt. Certains taux sont très élevés (par exemple entre 18 et 29 % sur les cartes de crédit) et avant de prendre une décision, il serait sage de se renseigner afin d’utiliser le crédit le moins coûteux. Avant de succomber à la tentation du crédit facile, posez-vous les questions suivantes :

  • Ai-je les moyens d’emprunter ? Vous ne devriez pas consacrer plus de 10 à 15 % de votre revenu net au remboursement de vos dettes, excluant le remboursement du prêt hypothécaire.
  • Quelles seront les répercussions de cet emprunt sur ma famille ? Il est conseillé de discuter avec votre famille de votre décision de recourir au crédit et de ce qui vous semble important pour vous assurer une bonne qualité de vie.
  • Combien le bien ou le service m’aura-t-il coûté une fois que j’aurai remboursé la somme prêtée et payé les intérêts ? Vous saurez ainsi si votre achat en vaut le coup. Par exemple, si vous empruntez 500 $ à un taux de 18 % pour acheter un téléviseur, l’intérêt annuel sera de 90 $ ; vous paierez donc au total 590 $.
  • Si ma situation financière se détériorait, serais-je en mesure à la fois d’assurer mes frais de subsistance et de remplir mes obligations financières ? Avant d’emprunter, assurez-vous d’avoir les reins suffisamment solides pour faire face à un imprévu.