Annonce du soutien financier par la ministre Thériault

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Deux millions $ sur cinq ans : un peu de souffle pour les associations de consommateurs

 

Montréal, le 23 juin 2018 – La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) accueille avec enthousiasme la mise sur pied du nouveau programme de soutien financier annoncé par la ministre responsable de la Protection des consommateurs et de l’Habitation, Madame Lise Thériault, lors d’un point de presse qui s’est tenu avant-hier dans la ville de Jonquière. Cette initiative s’inscrit dans le Programme de soutien financier aux activités en éducation financière et consultation budgétaire de l’Office de la protection du consommateur (OPC).

La CACQ et ses associations membres saluent ce geste de reconnaissance à l’égard de leur travail effectué sur le terrain. Le programme soutiendra notamment les associations de consommateurs dont la mission vise la défense des droits et des intérêts des consommateurs. Cela se traduit par des services de consultations budgétaires individuelles, des ateliers d’éducation financière et de prévention à l’endettement.

Le sous-financement chronique des associations de consommateurs

L’octroi du soutien financier permettra de donner un peu de souffle aux organismes qui font face à un manque criant de ressources. En effet, le sous-financement chronique des associations qui perdure depuis des années les oblige à limiter l’étendue et la portée de leurs services. Quotidiennement, elles répondent aux plus démunis devant la constante augmentation de la demande. Les consommateurs sont sans cesse en quête de solutions pour se sortir la tête de l’eau et améliorer leur situation financière, pendant que le taux d’endettement des ménages connait des sommets record.

Des fermetures forcées

La CACQ, qui compte 5 organismes membres sur le territoire du Saguenay-Lac-St-Jean, salue également le choix de la région saguenéenne pour la tenue du point de presse. « Les réalités et les enjeux auxquels font face les organismes en région diffèrent complètement de celles des organismes situés en périphérie des grands centres urbains. Si le sous-financement touche l’ensemble des associations de consommateurs, celles en région éloignées et notamment celles du Saguenay-Lac-St-Jean subissent des conséquences dévastatrices qui mènent parfois jusqu’à la fermeture complète des organismes pour la période estivale. Cela signifie pour les consommateurs locaux une interruption des services d’aide directe pour une durée pouvant aller de plusieurs semaines à plusieurs mois», explique Rébecca Bleau, coordonnatrice de la CACQ.

La CACQ se réjouit également de la réalisation d’une tournée provinciale effectuée par la Ministre et l’Office de la protection du consommateur auprès des associations, au courant des prochaines semaines. Une rencontre sur le terrain permet de constater l’ampleur des défis et des enjeux locaux, ainsi que les efforts déployés par les organismes auprès de leur communauté, jours après jours.

 

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Demandes médias
Rébecca Bleau, coordonnatrice, CACQ
T : 514-362-8623 | @ : coordo@cacq.ca

Monsieur le Ministre, les associations de consommateurs savent de quoi elles parlent!

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate

Montréal, 31 mai 2018 – La Coalition des associations de consommateurs, Option consommateurs et Union des consommateurs déplorent les accusations graves qu’a lancées hier, à leur endroit, le ministre des Finances du Québec, l’honorable Carlos Leitao, et lui demandent de s’excuser formellement et publiquement tant auprès d’elles que des consommateurs québécois.

Le 30 mai, en soirée, durant les travaux de la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale, qui étudie le projet de loi 141, le ministre a indiqué qu’à son avis, ce projet serait trop complexe pour être compris par les associations de consommateurs. Le projet de loi 141 modifie considérablement l’encadrement des services financiers, et il touche tous les Québécois. Dès le mois de janvier dernier, des associations de consommateurs et des regroupements d’associations de consommateurs ont critiqué de nombreux aspects du projet, qui réduirait considérablement la protection des consommateurs dans certains domaines. Depuis, plusieurs autres acteurs sociaux, y compris d’anciens ministres, dont MM. Bernard Landry et Alain Paquet, ont aussi émis de nombreuses réserves à l’égard de ce projet de loi.

C’est la première fois à notre connaissance, en un demi-siècle d’existence du mouvement consommateur québécois, qu’un ministre se livre à une telle attaque, qui démontre sa méconnaissance complète de ce mouvement et de son expertise. Les associations de consommateurs travaillent quotidiennement sur le terrain, avec des consommateurs, et elles connaissent leurs besoins. Elles ont également développé une importante expertise dans le domaine des services financiers.

Dans les mémoires qu’elles ont déposés à l’Assemblée nationale à propos du projet de loi 141, certaines associations ont proposé une critique de ce projet fondée sur des arguments économiques, juridiques et démocratiques rigoureux et détaillés. Cette critique s’appuie sur les travaux d’une demi-douzaine de lauréats du prix en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, sur une comparaison avec les meilleures pratiques internationales (et notamment sur les mesures mises en place au sein de l’Union européenne), sur une analyse juridique précise soutenue notamment par les indications fournies par la Cour suprême du Canada, et sur un constat très simple: il n’est pas sage de réformer l’encadrement de notre secteur financier à la va-vite, comme le ministre des Finances tente présentement de le faire.

Le ministre des Finances n’a jamais répondu à cette critique sur le fond. Au contraire et à la suite de nos commentaires et de ceux d’autres intervenants, il a d’ailleurs déjà dû modifier son projet, en raison des carences graves qu’il contient.

Hier, il s’est borné à une attaque ad hominem injustifiée pour éluder le débat. Nous sommes d’avis que les consommateurs et les électeurs québécois s’attendent à beaucoup mieux de la part de leurs politiciens, et notamment du ministre des Finances.

Nous faisons enfin deux constats : si ce projet de loi est trop complexe pour que nous le comprenions, c’est qu’il est aussi trop complexe pour les citoyens, et cela soulève un grave débat démocratique. Et, manifestement, comme nous l’avons déjà demandé, ce projet de loi doit être retiré, parce qu’on n’aura pas pu faire autour de ses dispositions le débat démocratique de fond qui s’impose.

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Demandes médias
Jacques St-Amant, analyste CACQ
Cellulaire : 450-917-0162 | @ : coordo@cacq.ca