L’austérité frappe les régions et leurs habitants de plein fouet

Victoriaville, le 24 mars 2015 – À deux jours du dépôt du budget provincial, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), dont l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) des Bois-Francs et le Service budgétaire populaire (SBP) des Sources sont membres, tente un ultime effort pour convaincre le gouvernement Couillard de faire marche arrière avec son agenda austère.

« Cet agenda idéologique représente un danger immédiat pour les finances précaires des ménages de la classe moyenne et des plus démunis, et cela est d’autant plus vrai pour les gens qui habitent en dehors des grands centres urbains », selon Eloï Bureau, coordonnateur de la CACQ.

Pour les représentantes du Service budgétaire populaire (SBP) des Sources (Asbestos) et de l’ACEF des Bois-Francs (Victoriaville), la crainte de voir des services administratifs et de santé centralisés vers des centres tels que Sherbrooke et Trois-Rivières est bien réelle. En plus des emplois qui seront perdus en région, notre population devra se déplacer davantage pour obtenir des services, ce qui aura une influence directe sur leurs finances personnelles et pose un problème majeur d’accessibilité.

Pour Louise Tardif, conseillère-coordonnatrice de l’ACEF des Bois-Francs, « les familles et particulièrement les personnes seules ne peuvent en assumer davantage! Le taux d’endettement des ménages atteint des records avec 163%.  Cet objectif du déficit zéro se fait à même leur portefeuille.  Avec les mesures d’austérité, la liste ne cessera d’augmenter et les familles devront subir des hausses de tarifs, des hausses de taxes à la consommation, la perte de certains crédits, la diminution de services à la population, etc. Les bénéficiaires d’aide sociale pour leur part, risquent de se voir traiter encore une fois comme des fraudeurs. On alimente les préjugés dans l’opinion publique au lieu de proposer de réelles mesures d’emploi. »

Comme si cela ne suffisait pas, Véronique Poirier, coordonnatrice du SBP d’Asbestos, rappelle que les associations de consommateurs comme les nôtres, qui aident les victimes des mesures d’austérité, font également les frais des compressions et sont devant un financement incertain. «Nous savons déjà que certaines enveloppes pour le financement d’ententes ponctuelles et de projets seront coupées, alors que la demande pour nos services augmente sans cesse » affirme-t-elle.

La CACQ et ses membres invitent donc le gouvernement actuel à faire volte-face et à abandonner son agenda austère qui représente une attaque frontale aux régions et leur population.

Budget provincial et rapport Godbout : de bien mauvais augures

Gatineau, le 23 mars 2015 – Alors que depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement n’a cessé de sabrer partout, sans trop se soucier d’épargner les plus démunis, l’Association coopérative d’économie familiale de l’Outaouais (ACEFO) et son homologue provincial, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), craignent le pire quant au budget qui sera déposé cette semaine.

Le gouvernement parle « d’équilibrer » le budget alors qu’en vérité, il ne fait que transférer le fardeau à d’autres instances (p. ex. municipales, commissions scolaires, etc.), mais surtout aux particuliers en multipliant les frais aux malades tout en les privant de soins, en coupant les services et prestations aux plus démunis ou encore en augmentant des tarifs, tels que frais de garde pour les jeunes familles ou la hausse de la taxe sur l’assurance auto.

Les propositions de Luc Godbout méritent d’être étudiées et débattues et certaines idées semblent intéressantes, comme taxer les voitures de luxe, faire le ménage dans de vieilles mesures fiscales désuètes et étaler les impôts en davantage de paliers. Le scepticisme est par contre de mise lorsque qu’on affirme que les mesures présentées par la Commission d’examen sur la fiscalité peuvent être implantées sans que la classe moyenne et les ménages n’en pâtissent.

Il est nécessaire de rappeler que les tarifs et taxes s’appliquent également à tous les ménages peu importe leur revenu. Or, rappelle René Coignaud, directeur de l’ACEFO, « la proportion du revenu d’un ménage de la classe moyenne qui sert à acquitter la facture d’hydro ou les biens de consommation courants, tels que l’alimentation, est beaucoup plus élevée que chez les ménages riches ». « Dans le cas précis de l’électricité, il faut également souligner que les ménages à faible revenu possèdent souvent des maisons mal isolées », ajoute-t-il.

En termes de gestion d’un budget familial, il est d’ailleurs beaucoup plus aisé pour les salariés de voir une partie de leur salaire déduit automatiquement de leur paie que de devoir assumer des tarifs ici et là ou de nouvelles hausse de taxes dans leur quotidien, selon l’expérience qu’en a l’ACEFO.

Par ailleurs, Eloï Bureau, coordonnateur de la CACQ, s’explique mal la nécessité d’opérer cette véritable révolution tarifaire qui rendrait la fiscalité québécoise moins progressive: « On ne se cache même pas du fait que cette révolution tarifaire n’apporte pas un sou de plus à l’État, n’aide en rien à maintenir l’équilibre budgétaire. Elle consiste à peu de chose près en un basculement de notre fiscalité progressive vers des taxes et tarifs régressifs ».

À trois jours du dépôt du budget provincial, les associations de consommateurs membres de la CACQ espèrent que le gouvernement tiendra compte de leur expertise et analyse en déposant un budget qui ne soit pas à teneur austère.

Déclaration de la CACQ et ses membres – austérité

Déclaration de la CACQ et ses membres, rendu publique le 18 mars 2015 lors du passage de la CACQ au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Depuis 50 ans, les associations de consommateurs du Québec défendent les droits des consommateurs et offrent des services de consultation budgétaire, notamment afin d’aider les ménages qui souhaitent se sortir de l’endettement. En cinq décennies, notre mouvement a connu sous bien des appellations ce type d’orientations fiscales : rigueur, austérité, équilibre budgétaire, déficit zéro, rationalisation, libéralisation, etc. Chaque fois, nous avons vu les conséquences directes de ces mesures appauvrissantes chez les gens, affluant toujours plus nombreux à nos bureaux dans l’espoir de trouver de nouvelles astuces pour joindre les deux bouts.

Or, des astuces, nous n’en avons plus. Autrefois, la majorité des personnes qui venaient nous voir était constituée de prestataires d’aide de dernier recours ou de gens qui avaient fait des dépenses au-delà de leurs moyens. Puis se sont greffés à ces derniers, au fil du temps,  les travailleurs à bas salaire ou ceux passant au travers d’une épreuve de vie ponctuelle. Aujourd’hui, c’est la classe moyenne qui débarque en masse dans nos bureaux.

Nous n’avons d’autres choix que de prendre le problème en amont désormais. Nos services étant ouverts à tous et toutes, nous avons invité les députés à prendre rendez-vous avec nous afin que nous leur expliquions les rudiments d’un budget équilibré et empreint de solidarité sociale. C’est peut-être eux, au fond, qui ont le plus besoin d’aide avec leur budget.

Un budget gouvernemental est passablement différent d’un budget familial, nous en convenons… bien que lors de ses allocutions, M. Martin Coiteux, Président du Conseil du Trésor, aime bien dresser des analogies entre les deux. Il y a bien un lien de cause à effet entre un budget provincial et celui d’une famille : quand on coupe dans les services publics et que l’on augmente taxes et tarifs, certains ne mangent plus, n’ont plus les moyens de partir en vacances ou ne dorment plus, angoissés par les paiements en retard et les dettes qui s’accumulent.

Les associations membres de la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) sont littéralement exténuées de « ramasser à la petite cuillère » les victimes des mesures d’austérité des différents gouvernements. À l’aube du dépôt d’un nouveau budget provincial, ceci est un cri d’alarme lancé au gouvernement : ne commettez pas l’irréparable! Renoncez à l’idéologie de l’austérité, au nom de la population que vous dites représenter!

Nous, conseillers-ères budgétaires, administratrices, membres, coordonnateurs-trices et directeurs-trices d’associations de consommateurs membres de la CACQ, le demandons humblement à nos élus.

Endosseurs de la présente lettre :

Eloï Bureau, coordonnateur de la CACQ

Suzy Marchand, adjointe à l’administration, CACQ

ACEF de l’Outaouais

Kardiatou Ba, adjointe administrative

Catherine Bechdolff, conseillère budgétaire

Lise Bouchard, conseillère budgétaire

René Coignaud, directeur

L’organisme compte 157 membres

ACEF de la Péninsule

Jean-Matthieu Fortin, directeur

Cloé Paquette, intervenante en matière de budget et de consommation

Anne-Marie Lamontagne, présidente

Marie-Claude Bérubé, vice-présidente

Marie-Claude Rajotte, trésorière

Stefany Pelletier, secrétaire

François-Xavier Berger, bénévole

L’organisme compte 86 membres

ACEF de Québec

Denis Falardeau, directeur général

Francine Hamel, consultante budgétaire

Marie-Claude Lemay, consultante budgétaire

Nicole Petitclerc, consultante budgétaire

L’organisme compte 50 membres

ACEF Rimouski-Neigette et Mitis

Chantal Lapointe, coordonnatrice

L’organisme compte 136 membres

ACEF de la Rive-Sud de Montréal

Marie-Édith Trudel, coordonnatrice et présidente de la CACQ

Caroline Soulard, consultante budgétaire

Hélène Hétu, consultante budgétaire

Armande Darmana, consultante budgétaire

Micheline Ponton, coordonnatrice des bénévoles

L’organisme compte 300 membres

ACEF des Basses-Laurentides

Sylvie Perron, coordonnatrice, éducation populaire, intervenante en consommation

Jacinthe Nantel,  Intervenante en consommation, communication et webmestre

Emmanuelle Caron,  Intervenante en consommation, et consultante budgétaire

Conseil d’administration :

Carmen Larouche, présidente

Sylvie Giguère, vice-présidente

Maryse Dugré, trésorière

Francine Maheu, secrétaire

Jocelyne Lavigne, administratrice

Christine Larivée, administratrice

ACEF des Bois-Francs

Josée Leblanc, conseillère/coordonnatrice

Louise Tardif, conseillère/coordonnatrice

Conseil d’administration :

Marie-Andrée Lavigne, administratrice

Bertrand Lambert, administrateur

Linda Vallée, administratrice

Pascal Hamel, administrateur

L’organisme compte 111 membres

ACEF du Haut-St-Laurent

Hélène Brault, présidente

Renée Nadeau, vice-présidente

Michel Dorais, secrétaire

Pierre Parent, trésorier

Johanne Malboeuf, administratrice

Mary-Lee Sanders, conseillère en consommation

Carole Gadoua, coordonnatrice

L’organisme compte 70 membres

Centre d’information et de recherche en consommation de Charlevoix-Ouest (CIRCCO)

Christine Arbour, coordonnatrice

Marie-Ève Gagnon, secrétaire

L’organisme compte 352 membres

CRIC de Port-Cartier

Colette Girard Riffou, directrice

Julie Tourangeau, intervenante en consommation

Annie Lamarre, adjointe administrative et consultante budgétaire

L’organisme compte 65 membres

GRAPE

L’équipe du GRAPE (10 personnes)

L’organisme compte 68 membres

SAAB de Charlevoix-Est

Suzanne Côté, coordonnatrice

Hugo Chartrand,

L’organisme compte 98 membres

Service budgétaire Lac-St-Jean Est

Sophie Racine, coordonnatrice

Marie-France Gagnon, intervenante

Véronique Bouchard, intervenante

Linsey Larouche, adjointe administrative

L’organisme compte 50 membres

Service budgétaire Maria-Chapdelaine

Sarah Verreault, coordonnatrice et consultante budgétaire

Francine Lalancette, chargée de projet et consultante budgétaire

Mélanie Vallée, chargée de projet

Caroline Patry, secrétaire-réceptionniste

Alexandra St-Pierre, animatrice de cuisine

 Conseil d’administration :

Dany Veilleux, président

Anne-Marie Bouchard, vice-présidente

Camille Hébert, secrétaire

Mme Dany Sénéchal, trésorière et représentante des Caisses Desjardins

Louiselle Lavoie, directrice

Marie-Claude Larouche, directrice

Jean-Claude Tremblay, directeur

Service budgétaire et communautaire de Chicoutimi

Dominique Langevin Proulx, directrice

Julie Brassard, consultante budgétaire

Julie Bilodeau, intervenante en consommation

Hélène Thériault, secrétaire

Conseil d’administration :

Marie Dufour, administratrice

Ginette Dutil, présidente

Marc Laflamme, administrateur

Lily Martel, secrétaire

Martial Ouellet, administrateur

France Plourde, trésorière

Marlène Proulx, vice-présidente

Constance Sirois, administratrice

Marion Toucas, administratrice

L’organisme compte 300 membres

Service budgétaire et communautaire de Jonquière

Solange Riverin, directrice générale

Mélanie Gagnon, responsable et conseillère budgétaire

Louise Gosselin, adjointe, conseillère budgétaire et responsable de l’impôt

Louise Laberge, conseillère budgétaire

Conseil d’administration :

Sylvie Gosselin

Mélanie Beaulieu

Ginette Morin

Marcel Halley

Jacques Hébert

L’organisme compte 28 membres

Service budgétaire de La Baie et du Bas-Saguenay

Véronique Lapointe, directrice générale

Danny Desbiens, intervenant en consultation budgétaire

Lisa Lavoie, animatrice en éducation populaire

Émilie Gagné, secrétaire administrative

L’organisme compte 500 membres

Service budgétaire de Saint-Félicien

Josée Lemay, directrice générale

L’organisme compte 57 membres

Solutions Budget Plus

Michel Quirion, coordonnateur

Lise David, conseillère budgétaire

L’organisme compte 332 membres

Service budgétaire populaire des Sources

Véronique Poirier, coordonnatrice

La CACQ offre son expertise budgétaire au gouvernement!

C’est à l’occasion du lancement de sa campagne de sensibilisation du grand public et des élus intitulée « Un autre budget » que la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) a rappelé que ses 22 associations membres étaient disposées à rencontrer les élus de la province afin de leur donner des astuces budgétaires.

À la veille du dépôt d’un nouveau budget provincial, la CACQ souhaite que le gouvernement prenne acte de l’absence de marge de manœuvre dans les finances de la majorité des Québécois. « Déficit zéro, austérité, rigueur, nous savons ce que cela veut dire concrètement pour les familles : on équilibre le budget de la province en déséquilibrant celui des particuliers », affirme Eloï Bureau, coordonnateur de la CACQ.

Selon la CACQ, la majorité des ménages québécois n’ont pas ou peu de marge de manœuvre financière. « Les gens que nous rencontrons en consultation budgétaire ont au mieux un équilibre budgétaire précaire. Augmentez un peu les frais de garde ici et d’autres tarifs là et ça deviendra carrément intenable! », croit Caroline Soulard, conseillère budgétaire.

« Alors que le président du Conseil du Trésor, M. Martin Coiteux, ne cesse de dresser des parallèles entre les finances personnelles et étatiques dans ses allocutions, nous l’enjoignons à venir rencontrer une associations de consommateurs. Après tout, les associations de consommateurs sont spécialistes des finances personnelles depuis 50 ans », rappelle Eloï Bureau.

Des alternatives existent à l’austérité selon la CACQ. Carole Gadoua, coordonatrice d’une association de consommateurs, avance que la Coalition contre les hausses de tarifs et privatisation a soumis des alternatives fiscales totalisant 10 milliards de dollars en revenus.

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La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement provincial de 22 associations de consommateurs qui s’unissent autour d’une mission et des objectifs communs afin de défendre les intérêts communs des consommateurs québécois.Pour plus d’informations sur cette initiative, consultez le www.unautrebudget.com. Eloï Bureau, coordonnateur de la CACQ, sera disponible pour des entrevues :514-362-8623 / eloi.bureau@cacq.ca

Membres de la CACQ

ACEF de la Péninsule, ACEF de l’Outaouais, ACEF de Québec, ACEF des Basses-Laurentides, ACEF des Bois-Francs, ACEF du Haut-St-Laurent, ACEF du Sud-Ouest de Montréal, ACEF Rimouski-Neigette et Mitis, ACEF Rive-Sud de Montréal, APIC Côte-Nord, CRIC de Port-Cartier, CIRCCO, GRAPE, SAAB de Charlevoix-Est, Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est, SB Maria-Chapdelaine, SBC de Chicoutimi, SBC de Jonquière, SBP de La Baie/Bas Saguenay, SBP des Sources, SBP de Saint-Félicien, Solutions Budget Plus.

L’ACEF du Haut-Saint-Laurent en ondes sur TVCOGECO

Capsules télés pour consommateurs avertis

Par Eric Tremblay

TVCOGECO présente <I>Con$omm’Action<I> depuis lundi. L’animatrice Geneviève Chenail apparaît en compagnie de Nathalie Descôteaux, Carole Gadoua et Éloi Bureau.

(Photo TC Média – E.T.)

TVCOGECO présente Con$omm’Action depuis lundi. L’animatrice Geneviève Chenail apparaît en compagnie de Nathalie Descôteaux, Carole Gadoua et Éloi Bureau.

Depuis lundi, l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) du Haut-Saint-Laurent informe les consommateurs sur les sujets qui les inquiètent. Con$omm’Action, diffusée sur TVCOGECO, éduquera la population sur les façons de se protéger.

«On est convaincu que ça va permettre aux consommateurs d’être plus informés et de faire valoir leur droit», a indiqué Carole Gadoua, coordonnatrice à l’ACEF du Haut-Saint-Laurent.

L’idée des capsules télévisuelles découle d’un atelier éducatif sur la Loi de la protection du consommateur. Près de 175 personnes ont été rejointes et le constat s’est avéré surprenant. «Les gens ne connaissent pas la Loi. Il y a plusieurs années, il y avait des cours au niveau secondaire qui abordaient les questions budgétaires, mais ils ont été abolis. Également, dans la région comme ici, on est bien en deçà de la moyenne de scolarisation au Québec. Il faut suivre de près ces questions et avoir accès à l’information dans un langage accessible», a-t-elle expliqué.

À cet effet, Éloi Bureau, coordonnateur de la Coalition des associations de consommateurs du Québec indique que les capsules s’inscrivent dans leur mission. Les émissions seront donc diffusées à l’intérieur des 21 associations du Québec.

Des sujets comme les garanties légales, l’achat d’une voiture et les rénovations domiciliaires seront au menu de Con$omm’Action.

Nathalie Descôteaux, directrice chez TVCOGECO, est heureuse de présenter un produit qui s’inscrit dans les projets d’accès à la communauté. L’émission animée par Geneviève Chenail avec Mathieu Caron comme vulgarisateur fera l’objet de sept rediffusions par semaine.

L’Office de la protection du consommateur (6500 $) et TVCOGECO (25 000 $) ont permis la réalisation du projet.

Journée sans achats

À l’occasion de la 10e campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! », les consommateurs sont invités à participer à la Journée sans achat et à la Journée sans crédit. Ces journées thématiques viennent clore la semaine d’activités de la campagne nationale de sensibilisation au crédit et à l’endettement sous le thème « Combattez la fièvre du crédit ». Ces journées encouragent les consommateurs à la consommation et à l’utilisation du crédit responsables, alors qu’à l’approche des fêtes, les publicités incitant à la surconsommation abondent.

C’est ce vendredi 29 novembre que se tiendra la Journée sans achat. La participation à cet événement consiste à ne rien acheter pendant une journée. Elle vise plus particulièrement à sensibiliser les consommateurs aux impacts de leur surconsommation sur leur vie personnelle, familiale et sociale. « Cette journée pourra amener les consommateurs à réfléchir à la notion de besoin et de désir lors de l’achat d’un bien », déclare Mme Michèle Goyette, consultante budgétaire et porte-parole de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! ».

Par la suite, le samedi 30 novembre, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) incite les consommateurs à laisser leur carte de crédit à la maison et à payer comptant leurs emplettes de Noël, le temps d’une journée. « Le crédit est devenu banal et de plus en plus fréquemment utilisé par les consommateurs, sans que ceux-ci en évalue correctement les conséquences », affirme la porte-parole. « Trop souvent et dans de nombreuses situations, le crédit est considéré comme du revenu disponible. Les consommateurs ont tendance à oublier qu’un achat à crédit est une dette. » La Journée sans crédit veut conscientiser les citoyens aux dangers du crédit facile. Cette journée vise donc à informer la population et à promouvoir la prévention du surendettement. De l’avis de Mme Goyette, c’est en laissant la carte de crédit à la maison que les consommateurs risquent moins d’acheter sous le coup de l’émotion et dépenseront plutôt selon ce que leur permet leur budget.

Rappelons que les consommateurs ont jusqu’au 20 décembre pour s’inscrire en ligne à la 2eédition du Défi crédit, au www.danslamargejusquaucou.com. La participation à la Journée sans achat et à la Journée sans crédit est l’un des nombreux gestes d’utilisation responsable du crédit que proposent les associations de consommateurs. Les participants au Défi crédit courent la chance de gagner l’un des 15 abonnements au magazine Protégez-Vous. Ils se voient aussi remettre une trousse de premiers soins budgétaires, qui comprend un guide du participant, afin de les aider à atteindre leurs objectifs. Plus encore, un grand prix d’une valeur de 500 $ en bon d’épargne sera tiré parmi les consommateurs ayant participé à une activité locale dans le cadre de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! ». Tout le monde en sort gagnant !

Organisée par la CACQ en collaboration avec les associations de consommateurs du Québec, cette campagne est réalisée avec le soutien administratif et financier de l’Office de la protection du consommateur. Elle est également rendue possible grâce à la contribution de Zoom Média et de Protégez-Vous.

La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement de plus d’une vingtaine d’associations de consommateurs, réparties à travers tout le Québec, qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs.

10e anniversaire de la campagne «Dans la marge jusqu’au cou!»

La 10e édition de la campagne annuelle de sensibilisation au crédit et à l’endettement « Dans la marge jusqu’au cou ! » se déroule du 25 au 30 novembre à la grandeur du Québec. À cette occasion, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) et les associations de consommateurs tiennent à rappeler qu’elles sont une ressource neutre de premier plan pour soutenir les consommateurs en matière de gestion budgétaire et de crédit. Elles unissent leur voix pour lancer un appel à la population : n’attendez pas d’être « dans la marge jusqu’au cou ».

« Dans les associations de consommateurs, il n’est pas rare de rencontrer des citoyens aux prises avec de graves difficultés financières, bien au contraire », affirme Mme Michèle Goyette, conseillère budgétaire et porte-parole de la campagne. « Trop souvent, les gens croient que tant que leurs demandes de crédit sont acceptées, ils n’ont pas de problèmes d’endettement. » Conséquemment, il est parfois déjà trop tard sur le plan financier lorsqu’une personne décide d’entrer en contact avec une association de consommateurs. Des solutions radicales s’imposent alors.

Un sondage maison, réalisé par la CACQ dans le cadre de la campagne et mené auprès de 538 répondants, révèle que la consolidation, la proposition du consommateur et la faillite sont les solutions aux dettes que 79,45 % des personnes interrogées connaissent le plus. « Malheureusement, ces trois démarches sont les plus radicales et sont inévitables en cas de dernier recours », soulève Mme Goyette. Elle explique pourtant que d’autres options moins extrêmes sont possibles pour gérer un problème d’endettement et qu’elles gagneraient à être connues. « La consultation budgétaire fait généralement réaliser aux gens l’ampleur de la situation et la planification budgétaire permet d’adopter de nouvelles habitudes de consommation. N’empêche, il faut que les consommateurs viennent nous rencontrer rapidement. Vaut mieux prévenir que guérir, comme on dit ! ».

« Toutefois, on ne rejette pas seulement la faute sur les consommateurs. » D’après la porte-parole de la campagne, les émetteurs de crédit renvoient la responsabilité uniquement au consommateur pour bien gérer l’utilisation du crédit, une situation que déplorent grandement les associations de consommateurs. À la CACQ, on parle de responsabilité partagée. L’émetteur de crédit doit évaluer la réelle capacité de remboursement des emprunteurs. « Ce n’est vraiment pas ce qu’on constate sur le terrain », précise la porte-parole de la campagne. Mme Goyette ajoute aussi que « les institutions financières n’ont pas comme objectif premier de faire de l’éducation aux finances personnelles, bien que le réflexe de plusieurs personnes endettées soit de rencontrer un conseiller de leur institution. » D’ailleurs, les résultats de l’enquête effectuée par la CACQ viennent appuyer ce fait. Concrètement, 48,8 % des répondants ayant déjà consulté pour des problèmes d’endettement se sont tournés vers leur conseiller financier et 55,8 % feraient appel à cette ressource en cas de besoin.

Une consommatrice a été confrontée exactement à ce type d’obstacles. C’est en désirant inciter les consommateurs à agir rapidement pour se reprendre en main financièrement que cette personne témoigne de son cheminement vers le surendettement : « Enfin un nouvel emploi stable. Voilà que je commence à accepter les offres de cartes de crédit pour m’acheter des meubles, avoir l’impression de vivre un peu mieux, mais sans me rendre compte que les dettes s’accumulent. C’est ainsi que je remplis les demandes de crédit tout en me disant que j’ai les moyens de rembourser. » Préférant rester dans l’anonymat, elle poursuit : « Arrive l’achat de ma première voiture neuve, je suis emballée ! Le vendeur m’annonce que je ne passe pas au crédit, mais qu’il y a une autre institution financière qui serait prête à me financer. Par contre, ce qu’il omet de me dire, c’est que le taux d’intérêt est beaucoup plus élevé. » Les difficultés se succédant, cela a poussé la consommatrice à se poser des questions sur son problème de surconsommation. « Pas question de demander de l’aide, j’avais la fierté de me débrouiller seule depuis longtemps dans la vie. J’ai finalement pris mon courage à deux mains et j’ai demandé à rencontrer un conseiller d’une association de consommateurs près de chez moi. Je me suis malheureusement rendue à l’évidence que j’étais dans la marge jusqu’au cou et j’ai dû entreprendre les démarches menant à la faillite. » Avec du recul, elle déclare : « Quand j’y repense aujourd’hui, je constate que j’ai été très négligente, même que je me suis caché la tête dans le sable. Maintenant, je refuse toutes sortes de sollicitations, mais ce n’est pas facile de les ignorer, car ils vendent du rêve. Aujourd’hui, j’ai toujours des rêves… mais à la hauteur de mes moyens ! »

Michèle Goyette invite donc la population à profiter de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! » pour participer aux différentes activités gratuites organisées par les associations de consommateurs. En plus du Défi crédit, auquel peuvent s’inscrire les consommateurs jusqu’au 20 décembre, des ateliers, des conférences, des cafés-causerie et d’autres activités sont offerts partout au Québec. La consommatrice ayant consulté une association de consommateurs pour ses problèmes d’endettement profite également de cette occasion pour interpeler les citoyens : « Je souhaite à tout le monde d’agir maintenant ! Il n’est jamais trop tard pour se reprendre en main financièrement. »

Pour en savoir davantage sur les façons d’éviter d’être dans la marge jusqu’au cou, consultez le site Web de la campagne, au www.danslamargejusquaucou.com. Vous vivez des problèmes d’endettement ? N’hésitez pas à communiquer avec les associations de consommateurs du Québec ou téléphonez sans frais au 1 877 962-2227.

Organisée par la CACQ en collaboration avec les associations de consommateurs du Québec, cette campagne est réalisée avec le soutien administratif et financier de l’Office de la protection du consommateur. Elle est également rendue possible grâce à la contribution de Zoom Média et de Protégez-Vous.

La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement de plus d’une vingtaine d’associations de consommateurs, réparties à travers tout le Québec, qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs.