PAPERASSE 101

Combien de temps dois-je garder mes factures de téléphone ? Mes tiroirs débordent de papiers et j’hésite à les jeter ? Que dois-je faire ?

À conserver pendant toute la durée de la possession ou de la jouissance du bien :

  • Bail, contrat d’achat d’un terrain et d’une maison ;
  • Preuve d’achat et certificat de garantie d’appareil électrique, d’électroménager, de meuble et de bien coûteux, garantie spécifique (batterie, pneus, etc.) ;
  • Contrat d’achat d’un véhicule automobile ou d’une motocyclette ;
  • Facture et état de compte de bien et service payé avec une carte de crédit (à garder jusqu’au paiement complet du bien ou pendant la durée de la garantie) ;
  • Certificat de dépôt à terme, d’épargne retraite, de placement garanti et obligation d’épargne.

Pendant six mois :

  • Formule d’évaluation et facture de réparation d’appareil électroménager ;
  • Facture de réparation d’automobile, de motocyclette ;
  • Facture de cellulaire.

Pendant un an :

  • Facture de téléphone, d’accès internet et de télévision par satellite et par câble.

Pendant trois ans :

  • Reçu de loyer ; reçu de taxe municipale, scolaire et d’eau ;
  • Facture d’électricité, de gaz, de mazout, soin de santé et d’honoraire professionnel ;
  • Livret et relevé de compte bancaire.

Pendant six ans :

  • Contrat de vente d’un terrain et d’une maison ;
  • Quittance de prêt hypothécaire ;
  • Déclaration de revenu provinciale et fédérale et tous les documents s’y rattachant ;
  • Talon de chèque de paie et de prestation d’assurance-emploi.

À vie :

  • Testament , acte de donation entre vifs ;
  • Carnet de santé ;
  • Certificat de naissance et de décès d’un proche ;
  • Diplôme et certificat d’étude ;
  • Contrat de mariage, d’union civile ou d’union de fait ;
  • Jugement de séparation, de divorce ou de déclaration commune de séparation ;
  • Police d’assurance-vie, feu, vol, de responsabilité civile.

L’ équipe du Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est
www.servicebudgetaire.com

ENDOSSEUR DE PRÊTS : ATTENTION !

Un parent ou une connaissance vous demande d’être endosseur pour un prêt qu’il ou qu’elle veut contracter.

Difficile de dire non me direz-vous d’autant plus que cette personne vous a rendu service à plusieurs reprises par le passé, qu’elle a un bon travail et que jamais elle ne vous mettrait dans le trouble en ne respectant pas ses engagements.

La première chose qui devrait vous inquiéter, est le fait que l’institution bancaire refuse de lui accorder ce prêt sans endosseur. Cela signifie qu’il y a peut-être un problème que vous n’êtes pas en mesure d’analyser. Une situation financière fragile dûe à un emploi trop récent, trop de dettes, manque de revenus ?

D’après notre expérience nous avons constaté que beaucoup de gens ne sont pas conscients de leur réalité financière et ne réalisent pas qu’un prêt n’est peut-être pas la solution qu’ils devraient envisager pour se sortir de leur mauvaise situation.

Sachez que même avec les meilleures intentions du monde, personne ne peut affirmer avec certitude qu’il n’arrivera jamais rien qui puisse mettre en danger les termes d’un contrat signé de bonne foi. La perte d’un emploi, un problème de santé ne peuvent pas toujours être prévus.

Si l’emprunteur ne rembourse pas, l’institution financière exigera de l’endosseur qu’il respecte les termes mensuels du prêt pour lequel il a signé. De quoi mettre à l’épreuve une solide amitié ! Alors réfléchissez-y deux fois avant d’accepter de dépanner un ami ou de demander à quelqu’un de signer et endosser votre emprunt.

L’ équipe du Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est
www.servicebudgetaire.com

QUELQUES TRUCS POUR ÉCONOMISER

Les enfants

  • Fixez un budget annuel de vêtements pour vos enfants.
  • Comblez leurs besoins (espadrille à 40$) et non leurs désirs (espadrille de marque Nike).
  • Faites-les économiser afin qu’ils puissent s’acheter un objet qu’ils veulent, un bon moyen pour leur amener certaines notions de budget et d’économie.
  • Avec les économies qu’ils feront, faites-les participer financièrement à leur mesure à un projet commun de la famille tel que des vacances spéciales, une sortie, etc.
  • Pour les cadeaux des fêtes d’amis, qui sont de plus en plus nombreuses, suggérer à votre enfant de les fabriquer.

Soins de santé

  • Utilisez les services des écoles de formation dans les polyvalentes, les cégeps ou les universités (coiffure, esthétique, dentiste, etc.).
  • Recherchez les organismes communautaires ayant des services gratuits ou à moindre coût tel qu’un service d’écoute, de thérapie, des cours, de consultation budgétaire, etc.

Vêtements

  • Pensez aux comptoirs de la St-Vincent-de-Paul, aux Friperies, vente de garage.
  • Achetez hors saison et/ou en fin de saison, il y a de beaux spéciaux à cette période. Profitez-en avec discernement.
  • Fixez-vous un budget pour l’année pour vous ou pour toute la famille et essayez de le respecter.
  • Faites des échanges de vêtements avec votre famille ou vos collègues de travail.
  • Si vous êtes vulnérables aux achats que vous regrettez par la suite, faites un « prémagasinage » sans carte ou argent.
  • Jeune en croissance acheter usagé. Établir un budget fixe en leur laissant le choix.

Loisirs

  • Restaurants : les déjeuners et les dîners sont moins chers. Plusieurs restos offrent des spéciaux sur certains de leurs menus à différents moments de la semaine. Vous pouvez également ramasser les coupons-rabais et les utiliser. Pourquoi ne pas en profitez !
  • Surveillez les activités de votre municipalité et des organismes communautaires dans la section babillard dans votre journal Le Lac-St-Jean.
  • Cinéma : allez-y en avant-midi ou les soirs de rabais.
  • Faites des sports peu dispendieux (bicyclette, excursions, glissade, natation, etc.)
  • Lecture : allez à votre bibliothèque municipale qui a une multitude de livres, de disques compact ainsi que des revues et journaux.

Véhicule

  • Vous référer à des ressources telles que le site web de l’Office de la protection du consommateur ou les publications de Protégez-vous, afin d’éviter de vous faire rouler ou d’acquérir un citron!
  • Entretenir adéquatement votre véhicule augmentera sa durée de vie.
  • Achetez votre premier véhicule comptant permettra de ne pas enclencher la roue de l’endettement et d’épargner pour le prochain.
  • Suivre une vitesse constante et la limite. Avoir une pression égale dans chaque pneus.

Habitation

  • Optez pour une coopérative d’habitation ou loyer à prix modique (HLM).
  • Voyez la possibilité de partager un logement (co-location) ou vivre en chambre.
  • Adoptez les paiements mensuels égaux pour votre électricité, c’est plus facile à gérer.
  • Évaluez votre service de téléphone : les options pour lesquelles vous payez, vous font-elles vraiment plaisir ?
  • Magasinez les forfaits interurbains. Maintenant, il existe plusieurs compagnies qui offrent ce service. Vérifiez lequel est le plus avantageux pour vous.

Alimentation

  • Favorisez les groupes d’achats ou les cuisines collectives. Renseignez-vous sur le fonctionnement de votre soupe populaire qui offre de très bon repas à un prix minime.
  • Planifiez les repas de la semaine avec les spéciaux (coupons rabais) et respectez votre liste d’achat le plus possible, c’est le meilleur moyen de maximiser votre dollar alimentaire.
  • Appliquer la politique d’étiquetage s’il y a lieu.
  • Évitez les allées centrales qui sont une source de tentation pour le consommateur.
  • Évitez les portions individuelles des mets préparés à l’épicerie, faites-vous même vos plats.
  • Prévoyez des portions de plus lorsque vous cuisinez pour les lunchs ou utilisez la congélation de portions si vous en avez en surplus.
  • Congelé les jus de cuisson pour des soupes, pâtes alimentaires avec de l’eau.
  • Mangez avant d’aller à l’épicerie. Si un enfants vous accompagne, profitez-en pour développer la notion de choix avec lui. Prévoyez dans votre liste un achat pour lui et faites le choisir, expliquez lui qu’il a droit a un article seulement.
  • Évitez les dépanneurs qui favorise les achats impulsifs.

Énergie

  • Faire fonctionner le lave-vaisselle à pleine capacité.
  • Laveuse : grosse brassé, à l’eau froide, faire essorer deux fois.
  • Diminuer le chauffage la nuit et pendant les heures d`absence.
  • Feuille anti statique : les couper en deux ou en quatre.
  • Four : préchauffer seulement pour la cuisson de la pâtisserie

Finances

  • Tenez minutieusement votre budget par une méthode budgétaire facile à appliquer.
  • Magasinez les forfaits des frais bancaires, choisir celui qui convient le mieux à vos besoins.
  • Arrêtez-vous pour déterminer vos projets à court (ex : vélo), moyen (ex : voiture) et long terme (retraite). Chiffrez-les et fixez-vous des objectifs financiers.
  • Épargner : essayez d’intégrer cette habitude, si minime soit le montant.

Nous espérons que ces quelques idées suggérées vous aideront à économiser !

L’ équipe du Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est
www.servicebudgetaire.com

POLITIQUE D’EXACTITUDE DES PRIX

Consommateur gêné…
Commerçant choyé !

Afin de mieux protéger les consommateurs, de nouveaux règlements concernant l’indication et l’exactitude des prix sont en vigueur depuis le 23 février 2001. Cependant, bien que les commerçants soient au courant de leurs droits et obligations, on ne peut en dire autant de leurs clients qui ne peuvent ou n’osent pas se prévaloir de leur droit.

En premier lieu, il s’avère que la loi permet aux commerçants de ne pas étiqueter individuellement les prix sur les articles. Toutefois, il faut savoir que ceux-ci doivent alors respecter plusieurs conditions, dont l’obligation d’adopter une POLITIQUE D’EXACTITUDE DES PRIX.

Dans les grandes lignes, le commerçant doit utiliser un système de lecteurs optiques de code universel qui permet d’afficher les prix, avoir une étiquette tablette indiquant la description et le prix de l’article, fournir un reçu détaillé, installer un certain nombre de lecteurs à la disposition des clients en fonction de la surface du commerce et afficher le texte de la POLITIQUE D’EXACTITUDE DES PRIX sur des affiches de grands formats ainsi que près des caisses.

En clair, le consommateur qui s’aperçoit d’une erreur sur le prix d’un article enregistré à la caisse doit exiger que le bien d’une valeur de moins de 10$ lui soit remis gratuitement. Si l’article excède ce prix, le commerçant doit accorder un rabais de 10$ au consommateur, sur le prix révisé de l’article.
(exemple :prix enregistré 20$, prix annoncé 15$ se calcule ainsi, prix révisé 15$, moins 10$ de rabais = prix exigé 5$)

N’oubliez surtout pas que le montant alors déboursé par le commerçant représente l’amende qui lui est imposé en raison de son infraction à la loi sur la POLITIQUE D’EXACTITUDE DES PRIX. À vous de vous prévaloir de vos droits, il n’y a pas de quoi hésiter si nous voulons toujours être respectés en tant que consommateurs. En dernier lieu, n’oubliez pas que la POLITIQUE D’EXACTITUDE DES PRIX s’applique uniquement aux détaillants qui n’étiquettent pas leurs produits.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec l’Office de la protection du consommateur ;
1-888-672-2556
www.opc.gouv.qc.ca

L’ACHAT D’UNE MAISON

En avez-vous les moyens ?

Vous rêvez d’acheter une maison ? Effectuer une telle transaction ne se fait pas à la légère. Car il s’agit là d’une dépense importante qui aura des conséquences sur toute votre vie, et cela, durant plusieurs années. Voici comment évaluer si vous avez les moyens de vous acheter une maison sans en venir à vous endetter outre mesure.

Combien pouvez-vous payer ?

Pour déterminer combien vous pouvez payer, il vous faudra tenir compte de plusieurs facteurs, dont votre revenu familial, votre mise de fonds, et le taux d’intérêt hypothécaire. Évidemment, vos actifs (vos avoirs) et votre passif (vos dettes) ont aussi leur importance. Selon les institutions financières, les frais payés chaque mois pour se loger (versement hypothécaire, taxes, chauffage et, s’il y a lieu, frais de copropriété), ne devraient pas dépasser 32 % du revenu mensuel brut du ménage. Par exemple, si votre revenu mensuel brut est de 4000 $, vous ne devriez pas dépenser plus de 1280 $ pour payer ces frais. Les associations de consommateurs recommandent de faire le même calcul, mais en tenant compte du revenu net plutôt que du revenu brut. Évidemment, cette méthode vous donnera un résultat approximatif.

Côté budget

Ce n’est pas parce que l’on devient propriétaire que l’on peut soudainement se mettre à dépenser davantage qu’on ne le faisait auparavant. En fait, à moins que vos revenus n’aient augmenté de manière importante, la somme qui se trouve actuellement au poste habitation de votre budget devrait rester sensiblement la même après l’achat de votre maison, cela incluant le versement hypothécaire, les taxes, les assurances et l’entretien. Ce n’est pas le cas ? Demandez-vous quelle dépense vous devrez diminuer pour compenser, et si cela vous convient. Si vos compromis entraînent trop de frustrations, peut-être le regretterez-vous. Vos dépenses d’habitation seront les mêmes, mais vous devrez vous procurer une deuxième voiture ? Voilà le genre de situation qui pourrait vous amener à vous endetter plus que vous ne le désirez.

Au sujet de la mise de fonds

Pendant des années, on s’entendait pour dire qu’il fallait donner au moins 5 % du prix de sa maison en guise de mise de fonds. Mais depuis quelques années, les consommateurs ont le droit d’acheter une maison sans mise de fonds. Cette situation préoccupe les associations de consommateurs. Car moins la mise de fonds est élevée, plus la somme empruntée est importante. Tout comme les intérêts qu’il faut payer, cela va de soi. Sans compter que les consommateurs risquent d’être pris à la gorge advenant une hausse des taux d’intérêt.

Autre facteur à prendre en considération : l’assurance que doivent prendre, auprès de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) ou de GE Capital Assurance Hypothèque Canada, les consommateurs qui donnent une mise de fonds inférieure à 25 % du prix d’achat. Or, cette assurance, qui coûte entre 0,5 et 4,5 % du montant du prêt (à cela, il faut aussi ajouter une taxe de 9 % et des frais d’ouverture de dossier), s’ajoute au montant du prêt.

Quelques mots sur le RAP

Vous comptez puiser à même vos REER la somme qui vous servira de mise de fonds. Le Régime d’accès à la propriété vous permet d’agir de la sorte dans certains cas, pour une somme maximale de 20 000 $ par conjoint, sans avoir à payer d’impôt. Attention ! Vous devrez rembourser la somme empruntée à l’intérieur de 15 ans, à raison d’au moins 1/15 de la somme par année. Les personnes qui omettent d’effectuer leur remboursement annuel voient la somme non remboursée s’ajouter à leur revenu, ce qui leur occasionne une hausse d’impôt. Une bonne solution seulement pour ceux qui seront en mesure de rembourser leur REER dans le délai prescrit. Et seulement si les intérêts qu’aurait produit la somme retirée du REER ne sont pas plus élevés que les économies d’intérêt réalisés par leur utilisation. À vous d’évaluer si cela vous convient !

BUDGET CONJOINT

POUR UN PARTAGE ÉQUITABLE DES DÉPENSES COMMUNES

Les observations faites au cours des années auprès de notre clientèle féminine nous démontrent que plus souvent qu’autrement les femmes vivant en couple disposent de revenus inférieurs à ceux de leur compagnon de vie. Malheureusement, au nom de « l’égalité des sexes », et n’osant pas vraiment affronter les questions d’argent, parce que la vie à deux est d’abord une affaire de cœur, elles partagent avec leur conjoint la moitié des dépenses communes reliées au logement, aux enfants, etc, se retrouvant ainsi dans une situation appauvrissante : après avoir payé la moitié des obligations familiales, les femmes ne disposent que de quelques dollars pour leurs dépenses personnelles ou leur épargne.

Face à ce constat, le Service budgétaire et communautaire d’Alma a élaboré une méthode budgétaire basée sur la répartition équitable des responsabilités financières des conjoints dont les deux ont des revenus. Cette méthode de budget, intitulé « Budget conjoint », fondée sur une contribution proportionnelle aux revenus pour les dépenses communes, améliore tout particulièrement l’autonomie et l’égalité financière des individus dont le revenu est moindre que leur compagnon (compagne). Par exemple, si Madame(ou Monsieur) gagne le tiers du revenu familial, elle(il) contribue au tiers des dépenses conjointes , chacun des membres du couple disposant de liquidités personnelles plus équitables.

Le « Budget conjoint » se veut un complément à la Loi sur le patrimoine familial pour les couples mariés, en plus d’être une méthode budgétaire intéressante pour les couples non mariés : une méthode budgétaire qui mise sur l’harmonie, et dont le fondement est l’équité et l’autonomie financière des conjoints .

L’ équipe du Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est
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FAIRE SON BUDGET

Pour garder le contrôle sur ses finances personnelles

Le budget est un outil essentiel pour éviter de s’endetter. Ou encore, pour assainir sa situation financière quand on a des dettes. Vous ignorez la marche à suivre ? Ce qui suit devrait vous aider à y parvenir.

Pour dresser votre budget et surtout le respecter, il faut réunir certaines conditions. Ainsi, si vous êtes en couple, il faut prendre à deux les décisions budgétaires. Vous souhaitez fonctionner de manière autonome pour vos dépenses personnelles ? Il faut tout de même faire un budget commun pour les dépenses reliées au ménage. Cela peut notamment vous permettre de répartir vos dépenses en fonction de vos revenus respectifs.

Ensuite, vous devez vous fixer des objectifs précis et réalistes (certains à court terme, d’autres à plus long terme), ce qui vous aidera à persévérer. Puis vous devez fixer vos priorités. Certains choisiront de rembourser le solde de leur marge de crédit, puis d’épargner en vue de la retraite. Pour d’autres, cela peut être de rembourser le solde de la carte de crédit. Enfin, il vous faudra faire preuve de discipline.

Bilan et prévision

Une fois ces conditions réunies, la première étape consiste à faire votre bilan financier, soit le bilan de ce que vous possédez moins ce que vous devez. Pour réaliser cet exercice, vous devez inscrire l’ensemble de votre actif (liste de vos avoirs) et de votre passif (liste de vos dettes). La différence entre votre actif et votre passif vous permettra d’obtenir ce qu’on appelle votre valeur nette. Faites votre bilan quelques fois par année. Vous obtiendrez ainsi le portrait de votre situation financière et vous pourrez mesurer le chemin parcouru.

Ensuite, vous devez faire vos prévisions budgétaires pour l’année à venir. À cette fin, vous devez calculer votre revenu net (après impôts et autres retenues) en fonction de votre salaire, et de toute autre source de revenu (pourboires, pension alimentaire, etc.) Votre revenu est irrégulier ? Il vous faut alors établir une moyenne en vous basant sur votre revenu net des derniers mois ou sur votre revenu net inscrit dans votre déclaration d’impôt de l’année précédente. Que votre revenu soit fixe ou irrégulier, il est recommandé de l’évaluer légèrement à la baisse afin d’avoir une marge de manoeuvre.

Parallèlement, vous devez déterminer vos dépenses. À cette fin, il vous faut tenir compte des dépenses fixes et des dépenses variables. Les dépenses fixes (loyer ou versements hypothécaires, prêts personnels, etc.) sont les dépenses qui reviennent chaque mois, dont le montant varie peu, et qui peuvent difficilement être remises à plus tard. Les dépenses variables (nourriture, vêtements, loisirs, etc.) offrent une plus grande marge de manœuvre. Vous avez de la difficulté à évaluer le montant de certaines dépenses variables ? Lancez un chiffre qui vous semble réaliste. Il sera toujours possible de le réajuster à la hausse ou à la baisse plus tard.

Vous devez aussi répartir vos revenus et vos dépenses annuelles (Noël, rentrée scolaire, etc.) sur une base mensuelle et hebdomadaire. Concrètement, on divise par 12 pour connaître ses dépenses mensuelles et par 52 pour connaître ses dépenses hebdomadaires. N’oubliez pas qu’il y a 4,3 semaines dans un mois. Ainsi, si vous voulez déterminer vos dépenses mensuelles en vous basant sur vos dépenses hebdomadaires, vous devrez multiplier ces dernières par 4,3. Sinon, vous aurez du mal à boucler votre budget.

Votre budget peut être équilibré (les revenus sont égaux aux dépenses), excédentaire (les revenus sont supérieurs aux dépenses) ou déficitaire (les revenus sont inférieurs aux dépenses). Dans ce dernier cas, il vous faut réagir rapidement, soit en diminuant vos dépenses, soit en augmentant vos revenus, soit en vendant vos actifs, par exemple votre voiture. Il vous faut éviter d’emprunter, car la situation risquerait d’empirer. Si, en dernier recours, vous deviez emprunter, faites-le sur une courte période et prévoyez tout de suite une façon de rembourser.

Votre budget est équilibré ou excédentaire ? Vous pouvez donc épargner. Il est recommandé de se constituer une petite réserve équivalant à trois mois de salaire net afin de pouvoir parer aux imprévus : maladie, divorce, perte d’emploi. Vous devez placer cet argent, par exemple dans des certificats de placement garanti afin qu’il vous rapporte des intérêts et soit facilement accessible. Une fois que vous avez votre réserve, investissez le surplus afin d’atteindre vos objectifs. Il est suggéré d’économiser 10 % de votre revenu net. Si vous n’en n’êtes pas capable, essayez tout de même de mettre de côté une somme d’argent que vous investirez, par exemple dans un REER afin de bénéficier d’une économie d’impôt.

Enfin, il vous reste à faire le suivi de vos prévisions budgétaires en inscrivant tout au long de l’année les revenus et les dépenses. Faites-le tous les jours. Sinon, vous ne serez pas en mesure de savoir combien vous dépensez réellement.

Vous n’arrivez pas à équilibrer votre budget ? Ou encore à rembourser vos dettes ? Les associations de consommateurs, présentes dans toutes les régions du Québec, peuvent vous aider dans vos démarches, par exemple en vous offrant une consultation budgétaire ou des cours sur le budget. N’hésitez pas à faire appel à leurs services.