L’austérité frappe les régions et leurs habitants de plein fouet

Victoriaville, le 24 mars 2015 – À deux jours du dépôt du budget provincial, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), dont l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) des Bois-Francs et le Service budgétaire populaire (SBP) des Sources sont membres, tente un ultime effort pour convaincre le gouvernement Couillard de faire marche arrière avec son agenda austère.

« Cet agenda idéologique représente un danger immédiat pour les finances précaires des ménages de la classe moyenne et des plus démunis, et cela est d’autant plus vrai pour les gens qui habitent en dehors des grands centres urbains », selon Eloï Bureau, coordonnateur de la CACQ.

Pour les représentantes du Service budgétaire populaire (SBP) des Sources (Asbestos) et de l’ACEF des Bois-Francs (Victoriaville), la crainte de voir des services administratifs et de santé centralisés vers des centres tels que Sherbrooke et Trois-Rivières est bien réelle. En plus des emplois qui seront perdus en région, notre population devra se déplacer davantage pour obtenir des services, ce qui aura une influence directe sur leurs finances personnelles et pose un problème majeur d’accessibilité.

Pour Louise Tardif, conseillère-coordonnatrice de l’ACEF des Bois-Francs, « les familles et particulièrement les personnes seules ne peuvent en assumer davantage! Le taux d’endettement des ménages atteint des records avec 163%.  Cet objectif du déficit zéro se fait à même leur portefeuille.  Avec les mesures d’austérité, la liste ne cessera d’augmenter et les familles devront subir des hausses de tarifs, des hausses de taxes à la consommation, la perte de certains crédits, la diminution de services à la population, etc. Les bénéficiaires d’aide sociale pour leur part, risquent de se voir traiter encore une fois comme des fraudeurs. On alimente les préjugés dans l’opinion publique au lieu de proposer de réelles mesures d’emploi. »

Comme si cela ne suffisait pas, Véronique Poirier, coordonnatrice du SBP d’Asbestos, rappelle que les associations de consommateurs comme les nôtres, qui aident les victimes des mesures d’austérité, font également les frais des compressions et sont devant un financement incertain. «Nous savons déjà que certaines enveloppes pour le financement d’ententes ponctuelles et de projets seront coupées, alors que la demande pour nos services augmente sans cesse » affirme-t-elle.

La CACQ et ses membres invitent donc le gouvernement actuel à faire volte-face et à abandonner son agenda austère qui représente une attaque frontale aux régions et leur population.

Budget provincial et rapport Godbout : de bien mauvais augures

Gatineau, le 23 mars 2015 – Alors que depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement n’a cessé de sabrer partout, sans trop se soucier d’épargner les plus démunis, l’Association coopérative d’économie familiale de l’Outaouais (ACEFO) et son homologue provincial, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), craignent le pire quant au budget qui sera déposé cette semaine.

Le gouvernement parle « d’équilibrer » le budget alors qu’en vérité, il ne fait que transférer le fardeau à d’autres instances (p. ex. municipales, commissions scolaires, etc.), mais surtout aux particuliers en multipliant les frais aux malades tout en les privant de soins, en coupant les services et prestations aux plus démunis ou encore en augmentant des tarifs, tels que frais de garde pour les jeunes familles ou la hausse de la taxe sur l’assurance auto.

Les propositions de Luc Godbout méritent d’être étudiées et débattues et certaines idées semblent intéressantes, comme taxer les voitures de luxe, faire le ménage dans de vieilles mesures fiscales désuètes et étaler les impôts en davantage de paliers. Le scepticisme est par contre de mise lorsque qu’on affirme que les mesures présentées par la Commission d’examen sur la fiscalité peuvent être implantées sans que la classe moyenne et les ménages n’en pâtissent.

Il est nécessaire de rappeler que les tarifs et taxes s’appliquent également à tous les ménages peu importe leur revenu. Or, rappelle René Coignaud, directeur de l’ACEFO, « la proportion du revenu d’un ménage de la classe moyenne qui sert à acquitter la facture d’hydro ou les biens de consommation courants, tels que l’alimentation, est beaucoup plus élevée que chez les ménages riches ». « Dans le cas précis de l’électricité, il faut également souligner que les ménages à faible revenu possèdent souvent des maisons mal isolées », ajoute-t-il.

En termes de gestion d’un budget familial, il est d’ailleurs beaucoup plus aisé pour les salariés de voir une partie de leur salaire déduit automatiquement de leur paie que de devoir assumer des tarifs ici et là ou de nouvelles hausse de taxes dans leur quotidien, selon l’expérience qu’en a l’ACEFO.

Par ailleurs, Eloï Bureau, coordonnateur de la CACQ, s’explique mal la nécessité d’opérer cette véritable révolution tarifaire qui rendrait la fiscalité québécoise moins progressive: « On ne se cache même pas du fait que cette révolution tarifaire n’apporte pas un sou de plus à l’État, n’aide en rien à maintenir l’équilibre budgétaire. Elle consiste à peu de chose près en un basculement de notre fiscalité progressive vers des taxes et tarifs régressifs ».

À trois jours du dépôt du budget provincial, les associations de consommateurs membres de la CACQ espèrent que le gouvernement tiendra compte de leur expertise et analyse en déposant un budget qui ne soit pas à teneur austère.

La CACQ offre son expertise budgétaire au gouvernement!

C’est à l’occasion du lancement de sa campagne de sensibilisation du grand public et des élus intitulée « Un autre budget » que la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) a rappelé que ses 22 associations membres étaient disposées à rencontrer les élus de la province afin de leur donner des astuces budgétaires.

À la veille du dépôt d’un nouveau budget provincial, la CACQ souhaite que le gouvernement prenne acte de l’absence de marge de manœuvre dans les finances de la majorité des Québécois. « Déficit zéro, austérité, rigueur, nous savons ce que cela veut dire concrètement pour les familles : on équilibre le budget de la province en déséquilibrant celui des particuliers », affirme Eloï Bureau, coordonnateur de la CACQ.

Selon la CACQ, la majorité des ménages québécois n’ont pas ou peu de marge de manœuvre financière. « Les gens que nous rencontrons en consultation budgétaire ont au mieux un équilibre budgétaire précaire. Augmentez un peu les frais de garde ici et d’autres tarifs là et ça deviendra carrément intenable! », croit Caroline Soulard, conseillère budgétaire.

« Alors que le président du Conseil du Trésor, M. Martin Coiteux, ne cesse de dresser des parallèles entre les finances personnelles et étatiques dans ses allocutions, nous l’enjoignons à venir rencontrer une associations de consommateurs. Après tout, les associations de consommateurs sont spécialistes des finances personnelles depuis 50 ans », rappelle Eloï Bureau.

Des alternatives existent à l’austérité selon la CACQ. Carole Gadoua, coordonatrice d’une association de consommateurs, avance que la Coalition contre les hausses de tarifs et privatisation a soumis des alternatives fiscales totalisant 10 milliards de dollars en revenus.

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La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement provincial de 22 associations de consommateurs qui s’unissent autour d’une mission et des objectifs communs afin de défendre les intérêts communs des consommateurs québécois.Pour plus d’informations sur cette initiative, consultez le www.unautrebudget.com. Eloï Bureau, coordonnateur de la CACQ, sera disponible pour des entrevues :514-362-8623 / eloi.bureau@cacq.ca

Membres de la CACQ

ACEF de la Péninsule, ACEF de l’Outaouais, ACEF de Québec, ACEF des Basses-Laurentides, ACEF des Bois-Francs, ACEF du Haut-St-Laurent, ACEF du Sud-Ouest de Montréal, ACEF Rimouski-Neigette et Mitis, ACEF Rive-Sud de Montréal, APIC Côte-Nord, CRIC de Port-Cartier, CIRCCO, GRAPE, SAAB de Charlevoix-Est, Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est, SB Maria-Chapdelaine, SBC de Chicoutimi, SBC de Jonquière, SBP de La Baie/Bas Saguenay, SBP des Sources, SBP de Saint-Félicien, Solutions Budget Plus.

Journée sans achats

À l’occasion de la 10e campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! », les consommateurs sont invités à participer à la Journée sans achat et à la Journée sans crédit. Ces journées thématiques viennent clore la semaine d’activités de la campagne nationale de sensibilisation au crédit et à l’endettement sous le thème « Combattez la fièvre du crédit ». Ces journées encouragent les consommateurs à la consommation et à l’utilisation du crédit responsables, alors qu’à l’approche des fêtes, les publicités incitant à la surconsommation abondent.

C’est ce vendredi 29 novembre que se tiendra la Journée sans achat. La participation à cet événement consiste à ne rien acheter pendant une journée. Elle vise plus particulièrement à sensibiliser les consommateurs aux impacts de leur surconsommation sur leur vie personnelle, familiale et sociale. « Cette journée pourra amener les consommateurs à réfléchir à la notion de besoin et de désir lors de l’achat d’un bien », déclare Mme Michèle Goyette, consultante budgétaire et porte-parole de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! ».

Par la suite, le samedi 30 novembre, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) incite les consommateurs à laisser leur carte de crédit à la maison et à payer comptant leurs emplettes de Noël, le temps d’une journée. « Le crédit est devenu banal et de plus en plus fréquemment utilisé par les consommateurs, sans que ceux-ci en évalue correctement les conséquences », affirme la porte-parole. « Trop souvent et dans de nombreuses situations, le crédit est considéré comme du revenu disponible. Les consommateurs ont tendance à oublier qu’un achat à crédit est une dette. » La Journée sans crédit veut conscientiser les citoyens aux dangers du crédit facile. Cette journée vise donc à informer la population et à promouvoir la prévention du surendettement. De l’avis de Mme Goyette, c’est en laissant la carte de crédit à la maison que les consommateurs risquent moins d’acheter sous le coup de l’émotion et dépenseront plutôt selon ce que leur permet leur budget.

Rappelons que les consommateurs ont jusqu’au 20 décembre pour s’inscrire en ligne à la 2eédition du Défi crédit, au www.danslamargejusquaucou.com. La participation à la Journée sans achat et à la Journée sans crédit est l’un des nombreux gestes d’utilisation responsable du crédit que proposent les associations de consommateurs. Les participants au Défi crédit courent la chance de gagner l’un des 15 abonnements au magazine Protégez-Vous. Ils se voient aussi remettre une trousse de premiers soins budgétaires, qui comprend un guide du participant, afin de les aider à atteindre leurs objectifs. Plus encore, un grand prix d’une valeur de 500 $ en bon d’épargne sera tiré parmi les consommateurs ayant participé à une activité locale dans le cadre de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! ». Tout le monde en sort gagnant !

Organisée par la CACQ en collaboration avec les associations de consommateurs du Québec, cette campagne est réalisée avec le soutien administratif et financier de l’Office de la protection du consommateur. Elle est également rendue possible grâce à la contribution de Zoom Média et de Protégez-Vous.

La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement de plus d’une vingtaine d’associations de consommateurs, réparties à travers tout le Québec, qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs.

10e anniversaire de la campagne «Dans la marge jusqu’au cou!»

La 10e édition de la campagne annuelle de sensibilisation au crédit et à l’endettement « Dans la marge jusqu’au cou ! » se déroule du 25 au 30 novembre à la grandeur du Québec. À cette occasion, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) et les associations de consommateurs tiennent à rappeler qu’elles sont une ressource neutre de premier plan pour soutenir les consommateurs en matière de gestion budgétaire et de crédit. Elles unissent leur voix pour lancer un appel à la population : n’attendez pas d’être « dans la marge jusqu’au cou ».

« Dans les associations de consommateurs, il n’est pas rare de rencontrer des citoyens aux prises avec de graves difficultés financières, bien au contraire », affirme Mme Michèle Goyette, conseillère budgétaire et porte-parole de la campagne. « Trop souvent, les gens croient que tant que leurs demandes de crédit sont acceptées, ils n’ont pas de problèmes d’endettement. » Conséquemment, il est parfois déjà trop tard sur le plan financier lorsqu’une personne décide d’entrer en contact avec une association de consommateurs. Des solutions radicales s’imposent alors.

Un sondage maison, réalisé par la CACQ dans le cadre de la campagne et mené auprès de 538 répondants, révèle que la consolidation, la proposition du consommateur et la faillite sont les solutions aux dettes que 79,45 % des personnes interrogées connaissent le plus. « Malheureusement, ces trois démarches sont les plus radicales et sont inévitables en cas de dernier recours », soulève Mme Goyette. Elle explique pourtant que d’autres options moins extrêmes sont possibles pour gérer un problème d’endettement et qu’elles gagneraient à être connues. « La consultation budgétaire fait généralement réaliser aux gens l’ampleur de la situation et la planification budgétaire permet d’adopter de nouvelles habitudes de consommation. N’empêche, il faut que les consommateurs viennent nous rencontrer rapidement. Vaut mieux prévenir que guérir, comme on dit ! ».

« Toutefois, on ne rejette pas seulement la faute sur les consommateurs. » D’après la porte-parole de la campagne, les émetteurs de crédit renvoient la responsabilité uniquement au consommateur pour bien gérer l’utilisation du crédit, une situation que déplorent grandement les associations de consommateurs. À la CACQ, on parle de responsabilité partagée. L’émetteur de crédit doit évaluer la réelle capacité de remboursement des emprunteurs. « Ce n’est vraiment pas ce qu’on constate sur le terrain », précise la porte-parole de la campagne. Mme Goyette ajoute aussi que « les institutions financières n’ont pas comme objectif premier de faire de l’éducation aux finances personnelles, bien que le réflexe de plusieurs personnes endettées soit de rencontrer un conseiller de leur institution. » D’ailleurs, les résultats de l’enquête effectuée par la CACQ viennent appuyer ce fait. Concrètement, 48,8 % des répondants ayant déjà consulté pour des problèmes d’endettement se sont tournés vers leur conseiller financier et 55,8 % feraient appel à cette ressource en cas de besoin.

Une consommatrice a été confrontée exactement à ce type d’obstacles. C’est en désirant inciter les consommateurs à agir rapidement pour se reprendre en main financièrement que cette personne témoigne de son cheminement vers le surendettement : « Enfin un nouvel emploi stable. Voilà que je commence à accepter les offres de cartes de crédit pour m’acheter des meubles, avoir l’impression de vivre un peu mieux, mais sans me rendre compte que les dettes s’accumulent. C’est ainsi que je remplis les demandes de crédit tout en me disant que j’ai les moyens de rembourser. » Préférant rester dans l’anonymat, elle poursuit : « Arrive l’achat de ma première voiture neuve, je suis emballée ! Le vendeur m’annonce que je ne passe pas au crédit, mais qu’il y a une autre institution financière qui serait prête à me financer. Par contre, ce qu’il omet de me dire, c’est que le taux d’intérêt est beaucoup plus élevé. » Les difficultés se succédant, cela a poussé la consommatrice à se poser des questions sur son problème de surconsommation. « Pas question de demander de l’aide, j’avais la fierté de me débrouiller seule depuis longtemps dans la vie. J’ai finalement pris mon courage à deux mains et j’ai demandé à rencontrer un conseiller d’une association de consommateurs près de chez moi. Je me suis malheureusement rendue à l’évidence que j’étais dans la marge jusqu’au cou et j’ai dû entreprendre les démarches menant à la faillite. » Avec du recul, elle déclare : « Quand j’y repense aujourd’hui, je constate que j’ai été très négligente, même que je me suis caché la tête dans le sable. Maintenant, je refuse toutes sortes de sollicitations, mais ce n’est pas facile de les ignorer, car ils vendent du rêve. Aujourd’hui, j’ai toujours des rêves… mais à la hauteur de mes moyens ! »

Michèle Goyette invite donc la population à profiter de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! » pour participer aux différentes activités gratuites organisées par les associations de consommateurs. En plus du Défi crédit, auquel peuvent s’inscrire les consommateurs jusqu’au 20 décembre, des ateliers, des conférences, des cafés-causerie et d’autres activités sont offerts partout au Québec. La consommatrice ayant consulté une association de consommateurs pour ses problèmes d’endettement profite également de cette occasion pour interpeler les citoyens : « Je souhaite à tout le monde d’agir maintenant ! Il n’est jamais trop tard pour se reprendre en main financièrement. »

Pour en savoir davantage sur les façons d’éviter d’être dans la marge jusqu’au cou, consultez le site Web de la campagne, au www.danslamargejusquaucou.com. Vous vivez des problèmes d’endettement ? N’hésitez pas à communiquer avec les associations de consommateurs du Québec ou téléphonez sans frais au 1 877 962-2227.

Organisée par la CACQ en collaboration avec les associations de consommateurs du Québec, cette campagne est réalisée avec le soutien administratif et financier de l’Office de la protection du consommateur. Elle est également rendue possible grâce à la contribution de Zoom Média et de Protégez-Vous.

La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement de plus d’une vingtaine d’associations de consommateurs, réparties à travers tout le Québec, qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES CONSOMMATEURS : « LA CACQ EN MODE SOLUTION ! »

Réunis en colloque sur le thème « Le marché de l’endettement : une question d’intérêt ! », à l’initiative de la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), les intervenants du mouvement de défense des droits des consommateurs souhaitent souligner la Journée internationale des droits des consommateurs. Ils profitent de l’occasion pour réitérer l’urgence que le gouvernement provincial aille de l’avant avec le dépôt d’un projet de loi visant à moderniser la Loi sur la protection du consommateur (LPC). En effet, les associations de consommateurs désirent que l’ancien projet de loi 24, mort au feuilleton lors du dernier changement de législature, ne tarde plus à être présenté par le nouveau gouvernement.

En plus de cet axe de régulation, les participants au colloque ont également dressé l’évolution historique de la société de consommation actuelle, passant de l’économie de production à la marchandisation des capitaux, appelé l’économie financière. La question de l’endettement sous l’angle des pratiques commerciales et de la littératie financière a aussi été abordée. Il en ressort que, devant le constat de surendettement des consommateurs québécois, la responsabilité d’y faire face doit être partagée par les consommateurs, les acteurs privés et le gouvernement. Ce dernier doit d’ailleurs jouer un rôle d’avant-plan en la matière. « Nous sommes d’avis que seule une conscientisation des citoyennes et citoyens québécois sur ces enjeux socio-économiques pourra faire bouger les décideurs politiques et nous espérons que ce colloque nous ait fait faire un pas dans ce sens », a lancé Isabelle Thibeault, porte-parole de la CACQ.

La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement de plus d’une vingtaine d’associations de consommateurs, réparties à travers tout le Québec, qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs. La Coalition porte par ailleurs, depuis quelques années, une revendication auprès de l’OPC et du gouvernement afin que soit adoptée une loi pour interdire la sollicitation et la publicité sur le crédit.

TROIS QUÉBÉCOIS SUR QUATRE CROIENT QUE L’ACCÈS FACILE AU CRÉDIT FAVORISE L’ENDETTEMENT

Près de neuf Québécois sur 10 seraient d’accord à ce qu’un cours d’économie, comprenant des notions d’éducation financière, devienne obligatoire pour les élèves du niveau secondaire. C’est ce que révèle le sondage commandé par la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) dans le cadre de la campagne de sensibilisation au crédit et à l’endettement Dans la marge jusqu’au cou !. De plus, selon cette enquête menée auprès de 1000 répondants durant l’été 2012, près de trois Québécois sur quatre partagent l’opinion que les institutions financières favorisent l’endettement en accordant trop facilement du crédit et des prêts hypothécaires.

La CACQ conviait aujourd’hui les médias et le grand public au lancement de la 9e édition de sa campagne dans les locaux de l’Association coopérative d’économie familiale de la Rive-Sud (ACEF Rive-Sud). Monsieur Jean-Matthieu Fortin, conseiller budgétaire et porte-parole de la campagne a pu en profiter pour annoncer la programmation de la semaine de sensibilisation. Madame Sonia Gagné, 37 ans, mère de quatre enfants était également présente pour témoigner de son expérience personnelle qui l’a amenée à consulter une association de consommateurs afin de trouver des solutions à ses graves problèmes d’endettement. L’événement, suivi d’un atelier gratuit offert à la population portant sur le budget et les solutions aux dettes, a permis de dévoiler les conclusions probantes du sondage portant sur diverses questions d’intérêt en compagnie de Monsieur Jacques Pelletier de la firme L’Observateur.

Selon Statistiques Canada, l’endettement a atteint un sommet de 163 % des revenus des ménages en 2012. Cette année la campagne vise à sensibiliser non seulement les consommateurs, mais l’État et les institutions quant à leur part de responsabilité dans l’endettement actuel des ménages. « Tout le monde doit faire sa part : le consommateur a la responsabilité de reprendre le contrôle de sa situation financière, l’État a quant à lui la responsabilité d’éduquer la population, et ce dès l’adolescence en rendant obligatoire un cours de finances personnelles. De leur côté, les institutions financières ont la responsabilité de vérifier de façon rigoureuse la capacité de payer des consommateurs avant d’accorder du crédit ou un prêt hypothécaire, » a avancé Monsieur Fortin.

« Je savais que j’étais endettée. Un peu comme tout le monde, je me disais c’est normal de payer des intérêts, jusqu’au jour où le stress est devenu si grand que mon conjoint et moi n’arrivions plus à dormir » a expliqué Madame Gagné. Elle et son conjoint ont suivi un cours sur le budget à l’ACEF et ont coupé au minimum leurs dépenses. Ils ont encaissé leurs REER et ont réussi à obtenir une consolidation de dettes. « C’est incroyable comme on se sent bien, je recommande à tous les gens autour de moi d’agir avant qu’il ne soit trop tard et de mettre l’orgueil de côté, » a-t-elle conclu.

Le grand public est invité à s’inscrire au Défi Crédit en allant sur le site webwww.danslamargejusquaucou.com et à participer aux diverses journées thématiques de la campagne qui se dérouleront partout au Québec du 19 au 24 novembre. Vous vivez des problèmes d’endettement ? N’hésitez pas à communiquer avec les associations de consommateurs du Québec ou téléphonez sans frais au 1-877-962-2227.

Consultez le rapport complet en cliquant ici.

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