Journée sans achats

À l’occasion de la 10e campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! », les consommateurs sont invités à participer à la Journée sans achat et à la Journée sans crédit. Ces journées thématiques viennent clore la semaine d’activités de la campagne nationale de sensibilisation au crédit et à l’endettement sous le thème « Combattez la fièvre du crédit ». Ces journées encouragent les consommateurs à la consommation et à l’utilisation du crédit responsables, alors qu’à l’approche des fêtes, les publicités incitant à la surconsommation abondent.

C’est ce vendredi 29 novembre que se tiendra la Journée sans achat. La participation à cet événement consiste à ne rien acheter pendant une journée. Elle vise plus particulièrement à sensibiliser les consommateurs aux impacts de leur surconsommation sur leur vie personnelle, familiale et sociale. « Cette journée pourra amener les consommateurs à réfléchir à la notion de besoin et de désir lors de l’achat d’un bien », déclare Mme Michèle Goyette, consultante budgétaire et porte-parole de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! ».

Par la suite, le samedi 30 novembre, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) incite les consommateurs à laisser leur carte de crédit à la maison et à payer comptant leurs emplettes de Noël, le temps d’une journée. « Le crédit est devenu banal et de plus en plus fréquemment utilisé par les consommateurs, sans que ceux-ci en évalue correctement les conséquences », affirme la porte-parole. « Trop souvent et dans de nombreuses situations, le crédit est considéré comme du revenu disponible. Les consommateurs ont tendance à oublier qu’un achat à crédit est une dette. » La Journée sans crédit veut conscientiser les citoyens aux dangers du crédit facile. Cette journée vise donc à informer la population et à promouvoir la prévention du surendettement. De l’avis de Mme Goyette, c’est en laissant la carte de crédit à la maison que les consommateurs risquent moins d’acheter sous le coup de l’émotion et dépenseront plutôt selon ce que leur permet leur budget.

Rappelons que les consommateurs ont jusqu’au 20 décembre pour s’inscrire en ligne à la 2eédition du Défi crédit, au www.danslamargejusquaucou.com. La participation à la Journée sans achat et à la Journée sans crédit est l’un des nombreux gestes d’utilisation responsable du crédit que proposent les associations de consommateurs. Les participants au Défi crédit courent la chance de gagner l’un des 15 abonnements au magazine Protégez-Vous. Ils se voient aussi remettre une trousse de premiers soins budgétaires, qui comprend un guide du participant, afin de les aider à atteindre leurs objectifs. Plus encore, un grand prix d’une valeur de 500 $ en bon d’épargne sera tiré parmi les consommateurs ayant participé à une activité locale dans le cadre de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! ». Tout le monde en sort gagnant !

Organisée par la CACQ en collaboration avec les associations de consommateurs du Québec, cette campagne est réalisée avec le soutien administratif et financier de l’Office de la protection du consommateur. Elle est également rendue possible grâce à la contribution de Zoom Média et de Protégez-Vous.

La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement de plus d’une vingtaine d’associations de consommateurs, réparties à travers tout le Québec, qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs.

10e anniversaire de la campagne «Dans la marge jusqu’au cou!»

La 10e édition de la campagne annuelle de sensibilisation au crédit et à l’endettement « Dans la marge jusqu’au cou ! » se déroule du 25 au 30 novembre à la grandeur du Québec. À cette occasion, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) et les associations de consommateurs tiennent à rappeler qu’elles sont une ressource neutre de premier plan pour soutenir les consommateurs en matière de gestion budgétaire et de crédit. Elles unissent leur voix pour lancer un appel à la population : n’attendez pas d’être « dans la marge jusqu’au cou ».

« Dans les associations de consommateurs, il n’est pas rare de rencontrer des citoyens aux prises avec de graves difficultés financières, bien au contraire », affirme Mme Michèle Goyette, conseillère budgétaire et porte-parole de la campagne. « Trop souvent, les gens croient que tant que leurs demandes de crédit sont acceptées, ils n’ont pas de problèmes d’endettement. » Conséquemment, il est parfois déjà trop tard sur le plan financier lorsqu’une personne décide d’entrer en contact avec une association de consommateurs. Des solutions radicales s’imposent alors.

Un sondage maison, réalisé par la CACQ dans le cadre de la campagne et mené auprès de 538 répondants, révèle que la consolidation, la proposition du consommateur et la faillite sont les solutions aux dettes que 79,45 % des personnes interrogées connaissent le plus. « Malheureusement, ces trois démarches sont les plus radicales et sont inévitables en cas de dernier recours », soulève Mme Goyette. Elle explique pourtant que d’autres options moins extrêmes sont possibles pour gérer un problème d’endettement et qu’elles gagneraient à être connues. « La consultation budgétaire fait généralement réaliser aux gens l’ampleur de la situation et la planification budgétaire permet d’adopter de nouvelles habitudes de consommation. N’empêche, il faut que les consommateurs viennent nous rencontrer rapidement. Vaut mieux prévenir que guérir, comme on dit ! ».

« Toutefois, on ne rejette pas seulement la faute sur les consommateurs. » D’après la porte-parole de la campagne, les émetteurs de crédit renvoient la responsabilité uniquement au consommateur pour bien gérer l’utilisation du crédit, une situation que déplorent grandement les associations de consommateurs. À la CACQ, on parle de responsabilité partagée. L’émetteur de crédit doit évaluer la réelle capacité de remboursement des emprunteurs. « Ce n’est vraiment pas ce qu’on constate sur le terrain », précise la porte-parole de la campagne. Mme Goyette ajoute aussi que « les institutions financières n’ont pas comme objectif premier de faire de l’éducation aux finances personnelles, bien que le réflexe de plusieurs personnes endettées soit de rencontrer un conseiller de leur institution. » D’ailleurs, les résultats de l’enquête effectuée par la CACQ viennent appuyer ce fait. Concrètement, 48,8 % des répondants ayant déjà consulté pour des problèmes d’endettement se sont tournés vers leur conseiller financier et 55,8 % feraient appel à cette ressource en cas de besoin.

Une consommatrice a été confrontée exactement à ce type d’obstacles. C’est en désirant inciter les consommateurs à agir rapidement pour se reprendre en main financièrement que cette personne témoigne de son cheminement vers le surendettement : « Enfin un nouvel emploi stable. Voilà que je commence à accepter les offres de cartes de crédit pour m’acheter des meubles, avoir l’impression de vivre un peu mieux, mais sans me rendre compte que les dettes s’accumulent. C’est ainsi que je remplis les demandes de crédit tout en me disant que j’ai les moyens de rembourser. » Préférant rester dans l’anonymat, elle poursuit : « Arrive l’achat de ma première voiture neuve, je suis emballée ! Le vendeur m’annonce que je ne passe pas au crédit, mais qu’il y a une autre institution financière qui serait prête à me financer. Par contre, ce qu’il omet de me dire, c’est que le taux d’intérêt est beaucoup plus élevé. » Les difficultés se succédant, cela a poussé la consommatrice à se poser des questions sur son problème de surconsommation. « Pas question de demander de l’aide, j’avais la fierté de me débrouiller seule depuis longtemps dans la vie. J’ai finalement pris mon courage à deux mains et j’ai demandé à rencontrer un conseiller d’une association de consommateurs près de chez moi. Je me suis malheureusement rendue à l’évidence que j’étais dans la marge jusqu’au cou et j’ai dû entreprendre les démarches menant à la faillite. » Avec du recul, elle déclare : « Quand j’y repense aujourd’hui, je constate que j’ai été très négligente, même que je me suis caché la tête dans le sable. Maintenant, je refuse toutes sortes de sollicitations, mais ce n’est pas facile de les ignorer, car ils vendent du rêve. Aujourd’hui, j’ai toujours des rêves… mais à la hauteur de mes moyens ! »

Michèle Goyette invite donc la population à profiter de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou ! » pour participer aux différentes activités gratuites organisées par les associations de consommateurs. En plus du Défi crédit, auquel peuvent s’inscrire les consommateurs jusqu’au 20 décembre, des ateliers, des conférences, des cafés-causerie et d’autres activités sont offerts partout au Québec. La consommatrice ayant consulté une association de consommateurs pour ses problèmes d’endettement profite également de cette occasion pour interpeler les citoyens : « Je souhaite à tout le monde d’agir maintenant ! Il n’est jamais trop tard pour se reprendre en main financièrement. »

Pour en savoir davantage sur les façons d’éviter d’être dans la marge jusqu’au cou, consultez le site Web de la campagne, au www.danslamargejusquaucou.com. Vous vivez des problèmes d’endettement ? N’hésitez pas à communiquer avec les associations de consommateurs du Québec ou téléphonez sans frais au 1 877 962-2227.

Organisée par la CACQ en collaboration avec les associations de consommateurs du Québec, cette campagne est réalisée avec le soutien administratif et financier de l’Office de la protection du consommateur. Elle est également rendue possible grâce à la contribution de Zoom Média et de Protégez-Vous.

La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement de plus d’une vingtaine d’associations de consommateurs, réparties à travers tout le Québec, qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES CONSOMMATEURS : « LA CACQ EN MODE SOLUTION ! »

Réunis en colloque sur le thème « Le marché de l’endettement : une question d’intérêt ! », à l’initiative de la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), les intervenants du mouvement de défense des droits des consommateurs souhaitent souligner la Journée internationale des droits des consommateurs. Ils profitent de l’occasion pour réitérer l’urgence que le gouvernement provincial aille de l’avant avec le dépôt d’un projet de loi visant à moderniser la Loi sur la protection du consommateur (LPC). En effet, les associations de consommateurs désirent que l’ancien projet de loi 24, mort au feuilleton lors du dernier changement de législature, ne tarde plus à être présenté par le nouveau gouvernement.

En plus de cet axe de régulation, les participants au colloque ont également dressé l’évolution historique de la société de consommation actuelle, passant de l’économie de production à la marchandisation des capitaux, appelé l’économie financière. La question de l’endettement sous l’angle des pratiques commerciales et de la littératie financière a aussi été abordée. Il en ressort que, devant le constat de surendettement des consommateurs québécois, la responsabilité d’y faire face doit être partagée par les consommateurs, les acteurs privés et le gouvernement. Ce dernier doit d’ailleurs jouer un rôle d’avant-plan en la matière. « Nous sommes d’avis que seule une conscientisation des citoyennes et citoyens québécois sur ces enjeux socio-économiques pourra faire bouger les décideurs politiques et nous espérons que ce colloque nous ait fait faire un pas dans ce sens », a lancé Isabelle Thibeault, porte-parole de la CACQ.

La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement de plus d’une vingtaine d’associations de consommateurs, réparties à travers tout le Québec, qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs. La Coalition porte par ailleurs, depuis quelques années, une revendication auprès de l’OPC et du gouvernement afin que soit adoptée une loi pour interdire la sollicitation et la publicité sur le crédit.