JOURNÉE INTERNATIONALE DES CONSOMMATEURS : « LA CACQ EN MODE SOLUTION ! »

Réunis en colloque sur le thème « Le marché de l’endettement : une question d’intérêt ! », à l’initiative de la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), les intervenants du mouvement de défense des droits des consommateurs souhaitent souligner la Journée internationale des droits des consommateurs. Ils profitent de l’occasion pour réitérer l’urgence que le gouvernement provincial aille de l’avant avec le dépôt d’un projet de loi visant à moderniser la Loi sur la protection du consommateur (LPC). En effet, les associations de consommateurs désirent que l’ancien projet de loi 24, mort au feuilleton lors du dernier changement de législature, ne tarde plus à être présenté par le nouveau gouvernement.

En plus de cet axe de régulation, les participants au colloque ont également dressé l’évolution historique de la société de consommation actuelle, passant de l’économie de production à la marchandisation des capitaux, appelé l’économie financière. La question de l’endettement sous l’angle des pratiques commerciales et de la littératie financière a aussi été abordée. Il en ressort que, devant le constat de surendettement des consommateurs québécois, la responsabilité d’y faire face doit être partagée par les consommateurs, les acteurs privés et le gouvernement. Ce dernier doit d’ailleurs jouer un rôle d’avant-plan en la matière. « Nous sommes d’avis que seule une conscientisation des citoyennes et citoyens québécois sur ces enjeux socio-économiques pourra faire bouger les décideurs politiques et nous espérons que ce colloque nous ait fait faire un pas dans ce sens », a lancé Isabelle Thibeault, porte-parole de la CACQ.

La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement de plus d’une vingtaine d’associations de consommateurs, réparties à travers tout le Québec, qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs. La Coalition porte par ailleurs, depuis quelques années, une revendication auprès de l’OPC et du gouvernement afin que soit adoptée une loi pour interdire la sollicitation et la publicité sur le crédit.