Conseil d’administration 2017-2018

Lors de l’assemblée générale annuelle des membres de la Coalition des associations de consommateurs du Québec, de nouvelles administratrices et administrateurs ont été élus.

Voici la composition du conseil d’administration  :

Jean-Matthieu Fortin, président, ACEF de la Péninsule
Laurence Marget, vice-présidente, GRAPE
Marie-Édith Trudel, secrétaire, ACEF Rive-Sud de Montréal
Julie Bilodeau, trésorière, Service budgétaire communautaire de Chicoutimi

Mélanie Gagnon, administratrice, Service budgétaire communautaire de Jonquière
Marie-Ève Goedike, Service alimentaire et d’aide budgétaire de Charlevoix-Est
Marianne Lachance, administratrice, CRIC Port-Cartier
Michel Quirion, administrateur, Solutions Budget Plus
Michel Savard, administrateur, APIC Côte-Nord

Révision de la loi sur le lobbyisme

Révision de la loi sur le lobbyisme

Les citoyennes et les citoyens toujours dans la mire du commissaire au lobbyisme !

Montréal, 9 juin 2017/ En réaction au rapport déposé par le commissaire au Lobbyisme à l’Assemblée nationale hier midi, la présidente du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), Claudelle Cyr, tient à mettre en garde la ministre de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, Rita Lc De Santis, quant aux conséquences de l’assujettissement des regroupements d’organismes communautaires au rang de lobbyistes sur les droits des citoyennes et des citoyens.

Bien sûr, nous saluons le fait que le commissaire maintienne sa recommandation de ne pas assujettir les organismes communautaires offrants des services directement à la population. C’est une bonne nouvelle. « Toutefois, il est réellement déplorable et incompréhensible qu’il recommande l’assujettissement des regroupements d’organismes », soutient madame Cyr.  « Le fait de viser les regroupements n’atténue en rien les atteintes à la démocratie et à la participation citoyenne », ajoute-t-elle.

Vivre dans une société démocratique implique que l’État doit mettre en place certaines conditions favorables pour que toutes personnes, peu importe son niveau d’instruction ou sa situation socioéconomique, puissent participer aux débats publics et exercer une influence sur les élu-e-s.  Les organismes d’action communautaire autonome représentent l’un des moyens collectifs que les citoyennes et citoyens du Québec se sont donnés pour favoriser l’exercice de cette démocratie, particulièrement chez les personnes marginalisées et défavorisées.  Ainsi, les citoyens et les citoyennes, par le biais des organismes communautaires, peuvent faire valoir collectivement leur point de vue auprès des élu-e-s locaux.  Mais qu’en est-il de leur accès aux ministres et aux partis politiques sur le plan régional ou national ?  « C’est exactement ça le rôle d’un regroupement régional ou national, explique madame Cyr. Nous sommes des instruments servant à porter la voix des citoyennes et des citoyens jusqu’aux instances des niveaux supérieurs ». Il est incroyable que les regroupements d’organismes communautaires, qui ont une légitimité démocratique, soient mis sur le même pied d’égalité que des entreprises privées dont la seule  légitimité est celle de défendre leurs intérêts privés.

« Si le gouvernement décide d’assujettir les regroupements d’organismes, cela revient à dire qu’il gouverne du haut de sa tour d’ivoire, ajoute madame Cyr, puisque les citoyennes et citoyens, dont la voix est portée par les regroupements, seront perçues comme des lobbyistes ».  N’oublions pas que le gouvernement est le mandataire de la population et que celle-ci doit pouvoir interagir avec lui autrement que de façon individuelle.  D’autant plus que les regroupements d’organismes permettent au gouvernement d’avoir un accès terrain à l’opinion et au vécu d’une partie de la population marginalisée et discriminée qui est généralement exclue des débats publics.

Le RQ-ACA est également très préoccupé du fait que les appels adressés à la population puissent être considérés comme des activités de lobbyisme, d’autant plus que cet élément ne faisait pas partie du projet de loi 56. « Encore une fois, c’est la voix citoyenne qui est brimée », relance Claudelle Cyr. L’appel à communiquer avec un titulaire de charge publique pour améliorer une situation au bénéfice de la population fait partie des moyens pour les citoyennes et citoyens de faire entendre leurs voix. Les organismes communautaires utilisent ce moyen avec parcimonie, et ce, selon la volonté des citoyennes et citoyens qui s’impliquent au sein de leur organisme. En faire une action de lobbyisme lance un message négatif quant aux bienfaits d’une plus grande participation citoyenne.

Soucieux d’une adoption rapide du projet de loi, le commissaire au lobbyisme propose des amendements qui visent à ménager la chèvre et le chou, mais qui, au final, briment tout autant la parole citoyenne. Les regroupements d’organismes représentent des citoyennes et des citoyens qui se réunissent pour prendre collectivement position sur des enjeux de sociaux et politiques ce qui est un droit protégé dans les Chartes et la Constitution. « Toute entrave à cet exercice est une atteinte à ce droit », conclut madame Cyr.

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Pour information : Caroline Toupin (514) 260-3786

Courriel : info@rq-aca.org

Interlocuteur privilégié du gouvernement en matière d’action communautaire autonome, le RQ-ACA regroupe 58 regroupements et organismes nationaux rejoignant plus de 4 000 organismes d’ACA à travers le Québec, luttant partout au Québec pour une plus grande justice sociale : www.rq-aca.org

Engagez vous pour un salaire minimum à 15$/h

La campagne Engagez-vous pour le communautaire, qui réunit les quelque 4000 organismes d’action communautaire autonome, témoigne de son appui à la revendication pour un salaire minimum à 15$/heure.

Cet appui se veut en concordance directe avec le travail des organismes d’action communautaire autonome qui, de diverses façons, viennent en aide aux personnes les plus vulnérables de notre société et cherchent à atténuer les effets destructeurs de la pauvreté dans les communautés.

Répondre aux besoins de base

Il est grave de constater que même en travaillant à temps plein, avec le salaire minimum actuel, il est impossible de se sortir de la pauvreté. Loin de permettre de boucler un budget, ce revenu permet tout juste de répondre à ses besoins de base. Travailler au salaire minimum est encore synonyme de pauvreté et de précarité. Chaque sou compte et la perspective de sortir de la pauvreté est beaucoup plus de l’ordre du fantasme que de la réalité.

Faire face à l’austérité

Les groupes communautaires reçoivent tous les jours ces personnes, jeunes ou aînées, ces familles, pour qui se nourrir, se loger ou se soigner est un défi constant. Le défi est d’autant plus grand que l’accès aux services publics et aux programmes sociaux se restreint; rigueur budgétaire oblige! Soulignons que les organismes d’ACA sont très sensibles aux effets de l’austérité sur les populations puisqu’ils sont au premier rang pour en constater les effets. C’est pourquoi la campagne Engagez-vous réclame la fin des compressions budgétaires dans les services publics et les programmes sociaux.

15$ aussi pour le communautaire

Nous devons cependant faire amende honorable : les organismes d’action communautaire autonome ne paient pas tous leurs travailleuses et travailleurs au-delà de 15$/heure. Par exemple, 34% des postes à temps plein et 59% des postes à temps partiel dans les organismes communautaires ont un salaire inférieur à 15$/heure. Le sous-financement chronique des organismes est responsable des conditions salariales et de travail peu enviables qu’offre le communautaire. Les organismes se retrouvent ainsi confrontés à un dilemme difficilement soluble : augmenter les salaires et donner des avantages sociaux de base ou continuer d’accueillir et de soutenir des personnes en plus grand nombre et dont les problèmes s’aggravent et se multiplient. Nous ne pouvons être confrontés à un choix aussi difficile, c’est entre autres pour cette raison que nous réclamons un rehaussement de 475 millions $ par année de notre financement.  

Justice sociale et égalité

C’est également dans une perspective de justice sociale et d’égalité que nous soutenons la lutte pour un salaire minimum à 15$/heure. Avoir un revenu décent est non seulement un incontournable dans une optique de satisfaction des besoins primaires, mais aussi pour permettre une réelle participation des personnes à la société, ce que prônent fièrement les organismes d’action communautaire autonome. Ainsi, l’augmentation du salaire minimum est une mesure essentielle pour freiner l’appauvrissement et, corollairement, l’exclusion des personnes qui fréquentent – mais aussi de celles qui travaillent (surtout des femmes) – dans les organismes communautaires.

C’est pourquoi nous nous engageons dans cette lutte!

Les membres du comité de coordination de la campagne Engagez-vous pour le communautaire:

Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC)

Fédération des centres d’action bénévole du Québec (FCABQ)

Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF)

Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ)

Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ)

Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD)

Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA)

Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB)

Table nationale des corporations de développement communautaire (TNCDC)