La démocratie citoyenne relayée au second rang!

Montréal, le 15 juin 2017 / En réaction à l’adoption précipitée aujourd’hui du projet de loi 122 visant à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité, le Réseau québécois des organismes d’action communautaire autonome (RQ-ACA) trouve déplorable que le gouvernement ait cédé aux pressions exercées par les municipalités. « Il y aura des conséquences sur les droits des citoyennes et citoyens, affirme Claudelle Cyr », principalement en ce qui à trait à l’abolition des référendums municipaux.

En effet, les municipalités qui accepteront de se doter d’une « politique de participation publique » respectant les grands principes d’un cadre règlementaire recommandés par un comité formé par le gouvernement, seront exemptées de l’obligation de permettre des référendums sur les projets d’urbanisme. « Le problème, c’est que le cadre règlementaire n’existe pas actuellement. C’est comme si on donnait carte blanche au gouvernement pour déterminer les mécanismes de consultation publique qui remplaceront l’approbation référendaire », déplore madame Cyr.

Rappelons que l’approbation référendaire est le seul pouvoir dont disposent les citoyennes et les citoyens en matière d’urbanisme. « Il y a des limites à ce processus démocratique et il y a certainement nécessité de le moderniser », reconnaît madame Cyr. Toutefois, avec l’exemple de la ville de Saint-Hyacinthe qui, suite aux pressions citoyennes, consultera prochainement sa population par voie de référendum sur la question de la démolition d’immeubles à logements au profit d’un stationnement, force est d’admettre toute sa pertinence.

« Ce qui est déplorable, poursuit-elle, c’est qu’on assiste depuis quelques années à un glissement démocratique important au Québec : celui de faire passer les dispositions législatives par règlements ». En utilisant son pouvoir réglementaire, le gouvernement met volontairement un frein aux consultations puisque les mécanismes nous permettant de donner un avis sur un projet de règlement sont très limités. « L’exercice citoyen devient ardu, voire impossible dans plusieurs cas, ce qui est extrêmement préoccupant », s’inquiète Claudelle Cyr. Le projet du Réseau électrique métropolitain (REM) que Québec refuse de soumettre au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et, dans la foulée, le droit refusé aux expropriéEs de contester leur expropriation, ou encore les mairies qui ne peuvent contester les forages d’investigation et d’exploitation des entreprises minières, gazières et pétrolières exécutés sur leur territoire et/ou à proximité de leur source d’approvisionnement en eau, sont des exemples parlants du glissement antidémocratique que prend le gouvernement.

La démocratie citoyenne ne doit pas être un droit que l’on peut relayer au second rang. « Étant donné que la loi, telle qu’adoptée aujourd’hui, ne contient pas de politique sérieuse de consultation populaire, clairement énoncée, le gouvernement a malheureusement fait reculer les droits des citoyennes et des citoyens aujourd’hui », conclut madame Cyr.

Signent également ce communiqué:

Bruno Laprade, Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal, Chantal Levert, Réseau québécois des groupes écologistes, Eve-Isabelle Chevrier, Table nationale des corporations de développement communautaire, Fimba Tankoano, Fédération des centres d’action bénévole du Québec, Marie-Andrée Gauthier, Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du QuébecMarie-Chantal Locas, Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec, Marie-Hélène Senay, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Nancy Bouchard, Coalition des tables régionales d’organismes communautaires

– 30 –

Pour information : Caroline Toupin, coordonnatrice, (514) 260-3786 / coordination@rq-aca.org

 

Conseil d’administration 2017-2018

Lors de l’assemblée générale annuelle des membres de la Coalition des associations de consommateurs du Québec, de nouvelles administratrices et administrateurs ont été élus.

Voici la composition du conseil d’administration  :

Jean-Matthieu Fortin, président, ACEF de la Péninsule
Laurence Marget, vice-présidente, GRAPE
Marie-Édith Trudel, secrétaire, ACEF Rive-Sud de Montréal
Julie Bilodeau, trésorière, Service budgétaire communautaire de Chicoutimi

Mélanie Gagnon, administratrice, Service budgétaire communautaire de Jonquière
Marie-Ève Goedike, Service alimentaire et d’aide budgétaire de Charlevoix-Est
Marianne Lachance, administratrice, CRIC Port-Cartier
Michel Quirion, administrateur, Solutions Budget Plus
Michel Savard, administrateur, APIC Côte-Nord

Révision de la loi sur le lobbyisme

Révision de la loi sur le lobbyisme

Les citoyennes et les citoyens toujours dans la mire du commissaire au lobbyisme !

Montréal, 9 juin 2017/ En réaction au rapport déposé par le commissaire au Lobbyisme à l’Assemblée nationale hier midi, la présidente du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), Claudelle Cyr, tient à mettre en garde la ministre de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, Rita Lc De Santis, quant aux conséquences de l’assujettissement des regroupements d’organismes communautaires au rang de lobbyistes sur les droits des citoyennes et des citoyens.

Bien sûr, nous saluons le fait que le commissaire maintienne sa recommandation de ne pas assujettir les organismes communautaires offrants des services directement à la population. C’est une bonne nouvelle. « Toutefois, il est réellement déplorable et incompréhensible qu’il recommande l’assujettissement des regroupements d’organismes », soutient madame Cyr.  « Le fait de viser les regroupements n’atténue en rien les atteintes à la démocratie et à la participation citoyenne », ajoute-t-elle.

Vivre dans une société démocratique implique que l’État doit mettre en place certaines conditions favorables pour que toutes personnes, peu importe son niveau d’instruction ou sa situation socioéconomique, puissent participer aux débats publics et exercer une influence sur les élu-e-s.  Les organismes d’action communautaire autonome représentent l’un des moyens collectifs que les citoyennes et citoyens du Québec se sont donnés pour favoriser l’exercice de cette démocratie, particulièrement chez les personnes marginalisées et défavorisées.  Ainsi, les citoyens et les citoyennes, par le biais des organismes communautaires, peuvent faire valoir collectivement leur point de vue auprès des élu-e-s locaux.  Mais qu’en est-il de leur accès aux ministres et aux partis politiques sur le plan régional ou national ?  « C’est exactement ça le rôle d’un regroupement régional ou national, explique madame Cyr. Nous sommes des instruments servant à porter la voix des citoyennes et des citoyens jusqu’aux instances des niveaux supérieurs ». Il est incroyable que les regroupements d’organismes communautaires, qui ont une légitimité démocratique, soient mis sur le même pied d’égalité que des entreprises privées dont la seule  légitimité est celle de défendre leurs intérêts privés.

« Si le gouvernement décide d’assujettir les regroupements d’organismes, cela revient à dire qu’il gouverne du haut de sa tour d’ivoire, ajoute madame Cyr, puisque les citoyennes et citoyens, dont la voix est portée par les regroupements, seront perçues comme des lobbyistes ».  N’oublions pas que le gouvernement est le mandataire de la population et que celle-ci doit pouvoir interagir avec lui autrement que de façon individuelle.  D’autant plus que les regroupements d’organismes permettent au gouvernement d’avoir un accès terrain à l’opinion et au vécu d’une partie de la population marginalisée et discriminée qui est généralement exclue des débats publics.

Le RQ-ACA est également très préoccupé du fait que les appels adressés à la population puissent être considérés comme des activités de lobbyisme, d’autant plus que cet élément ne faisait pas partie du projet de loi 56. « Encore une fois, c’est la voix citoyenne qui est brimée », relance Claudelle Cyr. L’appel à communiquer avec un titulaire de charge publique pour améliorer une situation au bénéfice de la population fait partie des moyens pour les citoyennes et citoyens de faire entendre leurs voix. Les organismes communautaires utilisent ce moyen avec parcimonie, et ce, selon la volonté des citoyennes et citoyens qui s’impliquent au sein de leur organisme. En faire une action de lobbyisme lance un message négatif quant aux bienfaits d’une plus grande participation citoyenne.

Soucieux d’une adoption rapide du projet de loi, le commissaire au lobbyisme propose des amendements qui visent à ménager la chèvre et le chou, mais qui, au final, briment tout autant la parole citoyenne. Les regroupements d’organismes représentent des citoyennes et des citoyens qui se réunissent pour prendre collectivement position sur des enjeux de sociaux et politiques ce qui est un droit protégé dans les Chartes et la Constitution. « Toute entrave à cet exercice est une atteinte à ce droit », conclut madame Cyr.

– 30 –

Pour information : Caroline Toupin (514) 260-3786

Courriel : info@rq-aca.org

Interlocuteur privilégié du gouvernement en matière d’action communautaire autonome, le RQ-ACA regroupe 58 regroupements et organismes nationaux rejoignant plus de 4 000 organismes d’ACA à travers le Québec, luttant partout au Québec pour une plus grande justice sociale : www.rq-aca.org

Engagez vous pour un salaire minimum à 15$/h

La campagne Engagez-vous pour le communautaire, qui réunit les quelque 4000 organismes d’action communautaire autonome, témoigne de son appui à la revendication pour un salaire minimum à 15$/heure.

Cet appui se veut en concordance directe avec le travail des organismes d’action communautaire autonome qui, de diverses façons, viennent en aide aux personnes les plus vulnérables de notre société et cherchent à atténuer les effets destructeurs de la pauvreté dans les communautés.

Répondre aux besoins de base

Il est grave de constater que même en travaillant à temps plein, avec le salaire minimum actuel, il est impossible de se sortir de la pauvreté. Loin de permettre de boucler un budget, ce revenu permet tout juste de répondre à ses besoins de base. Travailler au salaire minimum est encore synonyme de pauvreté et de précarité. Chaque sou compte et la perspective de sortir de la pauvreté est beaucoup plus de l’ordre du fantasme que de la réalité.

Faire face à l’austérité

Les groupes communautaires reçoivent tous les jours ces personnes, jeunes ou aînées, ces familles, pour qui se nourrir, se loger ou se soigner est un défi constant. Le défi est d’autant plus grand que l’accès aux services publics et aux programmes sociaux se restreint; rigueur budgétaire oblige! Soulignons que les organismes d’ACA sont très sensibles aux effets de l’austérité sur les populations puisqu’ils sont au premier rang pour en constater les effets. C’est pourquoi la campagne Engagez-vous réclame la fin des compressions budgétaires dans les services publics et les programmes sociaux.

15$ aussi pour le communautaire

Nous devons cependant faire amende honorable : les organismes d’action communautaire autonome ne paient pas tous leurs travailleuses et travailleurs au-delà de 15$/heure. Par exemple, 34% des postes à temps plein et 59% des postes à temps partiel dans les organismes communautaires ont un salaire inférieur à 15$/heure. Le sous-financement chronique des organismes est responsable des conditions salariales et de travail peu enviables qu’offre le communautaire. Les organismes se retrouvent ainsi confrontés à un dilemme difficilement soluble : augmenter les salaires et donner des avantages sociaux de base ou continuer d’accueillir et de soutenir des personnes en plus grand nombre et dont les problèmes s’aggravent et se multiplient. Nous ne pouvons être confrontés à un choix aussi difficile, c’est entre autres pour cette raison que nous réclamons un rehaussement de 475 millions $ par année de notre financement.  

Justice sociale et égalité

C’est également dans une perspective de justice sociale et d’égalité que nous soutenons la lutte pour un salaire minimum à 15$/heure. Avoir un revenu décent est non seulement un incontournable dans une optique de satisfaction des besoins primaires, mais aussi pour permettre une réelle participation des personnes à la société, ce que prônent fièrement les organismes d’action communautaire autonome. Ainsi, l’augmentation du salaire minimum est une mesure essentielle pour freiner l’appauvrissement et, corollairement, l’exclusion des personnes qui fréquentent – mais aussi de celles qui travaillent (surtout des femmes) – dans les organismes communautaires.

C’est pourquoi nous nous engageons dans cette lutte!

Les membres du comité de coordination de la campagne Engagez-vous pour le communautaire:

Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC)

Fédération des centres d’action bénévole du Québec (FCABQ)

Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF)

Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ)

Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ)

Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD)

Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA)

Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB)

Table nationale des corporations de développement communautaire (TNCDC)

 

Agent.e de communications (emploi étudiant)

Agent.e de communications (emploi étudiant)

35h par semaine au taux horaire de 13,71$ / Durée de 9 semaines

*Vous devez prouver que vous étiez aux études à temps plein au trimestre qui se termine et vous devez retourner aux études à l’automne.

 

La CACQ est un regroupement national dont l’objectif est de favoriser le développement et de renforcer la cohésion du mouvement de consommateurs autonome québécois en faisant la promotion et la défense des intérêts des consommateurs. Elle regroupe 19 organismes de défense collective des droits. L’action du regroupement inclut les composantes suivantes de la défense des droits : une action politique non partisane, des activités de mobilisation sociale, des activités de représentation et des activités d’éducation populaire autonome, axées sur les droits et la vie démocratique.

 

Le poste d’agent.e de communications consiste à participer au déploiement de la campagne de sensibilisation à l’endettement et aux alternatives collectives « Des communautés plus futées que le crédit ». Pour plus de détail sur cette campagne, consulter le microsite plusfutees.com ou la page Facebook.

Principales responsabilités

  • répertorier des initiatives collectives à l’endettement liées aux thèmes de la campagne
  • développer des stratégies de diffusion
  • diffuser les outils de la campagne auprès de réseaux rejoignant les jeunes adultes
  • répertorier des événements où la campagne pourrait être présentée
  • présenter la campagne à des groupes de citoyen.nes
  • distribuer les dépliants et affiches
  • animer les médias sociaux avec des ressources liées aux 4 thèmes de la campagne
  • appuyer la responsable des communications

 

Qualifications requises

  • Niveau d’études : collégial
  • Être autonome dans la réalisation de son travail;
  • Avoir de l’entregent;
  • Avoir une capacité d’analyse, de synthèse et de rédaction;
  • Maîtriser les logiciels de la suite Office et les médias;
  • Posséder un intérêt pour les activités sociopolitiques et la défense des droits;

 

Conditions de travail

Salaire : 13,71$ de l’heure

Horaire : 35 heures par semaine

Durée : 9 semaines

Entre le 1er mai et le 31 août
La CACQ est située à Montréal, mais il est possible d’effectuer du travail à distance.

Pour postuler

Par courriel info@cacq.ca, par la poste 1600 de Lorimier, bur. 393, Montréal, Québec, H2K 3W5, par télécopieur 514 521-7081.

Avant le 25 avril 2017

Veuillez noter que seuls les candidat.e.s retenus pour une entrevue seront contactés.

 

 

 

 

 

 

Agent.e de communications (emploi étudiant)

Agent.e de communications (emploi étudiant)

35h par semaine au taux horaire de 13,71$ / Durée de 9 semaines

*Vous devez prouver que vous étiez aux études à temps plein au trimestre qui se termine et vous devez retourner aux études à l’automne.

La CACQ est un regroupement national dont l’objectif est de favoriser le développement et de renforcer la cohésion du mouvement de consommateurs autonome québécois en faisant la promotion et la défense des intérêts des consommateurs. Elle regroupe 19 organismes de défense collective des droits. L’action du regroupement inclut les composantes suivantes de la défense des droits : une action politique non partisane, des activités de mobilisation sociale, des activités de représentation et des activités d’éducation populaire autonome, axées sur les droits et la vie démocratique.

 

Le poste d’agent.e de communications consiste à participer au déploiement de la campagne de sensibilisation à l’endettement et aux alternatives collectives « Des communautés plus futées que le crédit ». Pour plus de détail sur cette campagne, consulter le microsite plusfutees.com ou la page Facebook.

Principales responsabilités

  • répertorier des initiatives collectives à l’endettement liées aux thèmes de la campagne
  • développer des stratégies de diffusion
  • diffuser les outils de la campagne auprès de réseaux rejoignant les jeunes adultes
  • répertorier des événements où la campagne pourrait être présentée
  • présenter la campagne à des groupes de citoyen.nes
  • distribuer les dépliants et affiches
  • animer les médias sociaux avec des ressources liées aux 4 thèmes de la campagne
  • appuyer la responsable des communications

Qualifications requises

  • Niveau d’études : collégial
  • Être autonome dans la réalisation de son travail;
  • Avoir de l’entregent;
  • Avoir une capacité d’analyse, de synthèse et de rédaction;
  • Maîtriser les logiciels de la suite Office et les médias;
  • Posséder un intérêt pour les activités sociopolitiques et la défense des droits;

Conditions de travail

Salaire : 13,71$ de l’heure

Horaire : 35 heures par semaine

Durée : 9 semaines

Entre le 1er mai et le 31 août
La CACQ est située à Montréal, mais il est possible d’effectuer du travail à distance.

Pour postuler

Par courriel info@cacq.ca, par la poste 1600 de Lorimier, bur. 393, Montréal, Québec, H2K 3W5, par télécopieur 514 521-7081.

Avant le 25 avril 2017

Veuillez noter que seuls les candidat.e.s retenus pour une entrevue seront contactés.

 

 

 

 

 

 

L’austérité frappe les régions et leurs habitants de plein fouet

Victoriaville, le 24 mars 2015 – À deux jours du dépôt du budget provincial, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), dont l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) des Bois-Francs et le Service budgétaire populaire (SBP) des Sources sont membres, tente un ultime effort pour convaincre le gouvernement Couillard de faire marche arrière avec son agenda austère.

« Cet agenda idéologique représente un danger immédiat pour les finances précaires des ménages de la classe moyenne et des plus démunis, et cela est d’autant plus vrai pour les gens qui habitent en dehors des grands centres urbains », selon Eloï Bureau, coordonnateur de la CACQ.

Pour les représentantes du Service budgétaire populaire (SBP) des Sources (Asbestos) et de l’ACEF des Bois-Francs (Victoriaville), la crainte de voir des services administratifs et de santé centralisés vers des centres tels que Sherbrooke et Trois-Rivières est bien réelle. En plus des emplois qui seront perdus en région, notre population devra se déplacer davantage pour obtenir des services, ce qui aura une influence directe sur leurs finances personnelles et pose un problème majeur d’accessibilité.

Pour Louise Tardif, conseillère-coordonnatrice de l’ACEF des Bois-Francs, « les familles et particulièrement les personnes seules ne peuvent en assumer davantage! Le taux d’endettement des ménages atteint des records avec 163%.  Cet objectif du déficit zéro se fait à même leur portefeuille.  Avec les mesures d’austérité, la liste ne cessera d’augmenter et les familles devront subir des hausses de tarifs, des hausses de taxes à la consommation, la perte de certains crédits, la diminution de services à la population, etc. Les bénéficiaires d’aide sociale pour leur part, risquent de se voir traiter encore une fois comme des fraudeurs. On alimente les préjugés dans l’opinion publique au lieu de proposer de réelles mesures d’emploi. »

Comme si cela ne suffisait pas, Véronique Poirier, coordonnatrice du SBP d’Asbestos, rappelle que les associations de consommateurs comme les nôtres, qui aident les victimes des mesures d’austérité, font également les frais des compressions et sont devant un financement incertain. «Nous savons déjà que certaines enveloppes pour le financement d’ententes ponctuelles et de projets seront coupées, alors que la demande pour nos services augmente sans cesse » affirme-t-elle.

La CACQ et ses membres invitent donc le gouvernement actuel à faire volte-face et à abandonner son agenda austère qui représente une attaque frontale aux régions et leur population.